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OBÉSITÉ: Le microbiote intestinal à nouveau associé à la graisse viscérale

Actualité publiée il y a 3 années 2 semaines 2 jours
Genome Biology

Cette étude britannique menée sur des jumeaux confirme le rôle essentiel du microbiote intestinal dans le développement de l’obésité. L'étude montre, en effet et à nouveau, qu’une moindre diversité de communautés bactériennes est associée à un risque accru d’obésité. Et cette association, documentée dans la revue Genome Biology est la plus forte pour la graisse viscérale, la graisse accumulée autour des organes internes de la cavité abdominale. Un type de graisse particulirement associé à un risque accru de maladies métaboliques et cardiovasculaires.

Les chercheurs du King College de Londres, de l'Université Cornell et de l'Université du Colorado et de l'Institut Max Planck (Allemagne) ont étudié les données de graisse corporelle recueillies chez 3.666 jumeaux, âgés en moyenne de 63 ans, et participant à la Twins UK study. Ils ont examiné les liens entre les bactéries présentes dans les selles de 1.313 participants et 6 caractéristiques de la graisse corporelle (graisse viscérale, distribution de la masse graisseuse, IMC…). Leur analyse constate que :


· des jumeaux identiques sont également plus susceptibles d'avoir la même diversité bactérienne, ici dans leurs selles, que des jumeaux dizygotes, ce qui suggère que cette diversité ou cette caractéristique du microbiome pourrait être en partie héréditaire : la graisse viscérale est estimée comme largement liée à l'hérédité (RR : 0,70) et même après ajustement pour l'IMC.

· C'est donc un nouvel axe d'explication du caractère fréquemment familial de l'obésité ;

· toutes les mesures de l'obésité sauf une sont significativement associées à un manque de diversité des bactéries dans les selles,

· l'association était la plus forte pour la graisse viscérale, qui se trouve autour des organes internes et est un facteur de risque plus important pour les maladies cardiovasculaires et métaboliques.

· Plus la diversité bactérienne est riche, moins élevé est le niveau de graisse viscérale.

Si les chercheurs identifient un lien clair entre la diversité du microbiote et la graisse viscérale, le processus qui mène de l'un à l'autre reste mal compris : « Cependant, comme c'est une étude d'observation, nous ne pouvons pas dire précisément comment les communautés de bactéries dans l'intestin peuvent influencer le stockage des graisses dans le corps, ou si un autre mécanisme est impliqué dans la prise de poids », précisent les chercheurs.

En pratique, des conclusions en biologie fondamentale qui suggèrent à nouveau qu'une alimentation diversifiée contribue à maintenir un poids santé.

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