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OBÉSITÉ : Le tirzépatide n’en finit pas de faire perdre du poids

Actualité publiée il y a 4 mois 2 jours 6 heures
JAMA
Cette équipe s’est posé la question de la poursuite du traitement par tirzépatide et de son impact sur le maintien de la perte de poids chez les adultes souffrant d’obésité (Visuel Adobe stock 274813027)

Le Zepbound (tirzépatide), un médicament développé par le Laboratoire Lilly pour le traitement du diabète de type 2 est un agoniste double des récepteurs GIP et GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1). Alors que le médicament permet non seulement la réduction du taux d'HbA1c mais aussi du poids corporel, il vient également d’être autorisé aux Etats-Unis, dans l’indication d’obésité. Cette équipe de la Weill Cornell Medicine et de différentes université anglosaxonnes s’est posé la question de la poursuite du traitement par tirzépatide et de son impact sur le maintien de la perte de poids chez les adultes souffrant d’obésité. Ces données d'essai clinique publiées dans le JAMA semblent sans appel.

 

« Le tirzépatide par injection sous-cutanée une fois par semaine associé à un régime alimentaire et à une activité physique affecte-t-il le maintien de la réduction du poids corporel chez les personnes obèses ou en surpoids ? » L’essai montre en effet que chez des participants en surpoids ou souffrant d’obésité, l'arrêt du tirzépatide induit une reprise substantielle du poids perdu alors que sa poursuite permet d’augmenter progressivement la perte de poids initiale.

 

L’étude, un essai clinique randomisé est menée auprès de 670 adultes, souffrant d'obésité ou de surpoids, exempts de diabète, qui après 36 semaines de traitement avec une dose maximale tolérée de tirzépatide (10 ou 15 mg) avaient bénéficié d’une perte de poids moyenne de 20,9 % de leur poids corporel.

 

À la semaine 36, ces participants ont été répartis, soit pour poursuivre le traitement par tirzépatide, soit pour recevoir un placebo. Les principaux critères d'évaluation étaient le taux moyen de changement de poids entre la semaine 36 (randomisation) et la semaine 88 (fin du suivi) et la proportion de participants à la semaine 88 qui avaient maintenu au moins 80 % de la perte de poids initiale. L’expérience montre que :

 

  • les participants du groupe témoin accusent une reprise de poids de 14 % ;
  • les participants du groupe d’intervention ont continué à perdre du poids et bénéficié d’une réduction de poids supplémentaire de 5,5 % au cours de la période de suivi de 52 semaines ;
  • 300 participants (89,5 %) du groupe d’intervention -recevant le tirzépatide- avaient maintenu en semaine 88 au moins 80 % de leur perte de poids initiale vs 16,6 % des participants ayant reçu le placebo ;
  • la perte de poids moyenne globale entre la semaine 0 et la semaine 88 s’élève à 25 % du poids corporel pour le groupe « tirzépatide »

  • et à 10 % pour le groupe témoin ;
  • quelques événements indésirables légers à modérés pour la plupart gastro-intestinaux ont été constatés, plus fréquemment avec le tirzépatide qu'avec le placebo.

 

Ainsi, chez ces participants souffrant d'obésité ou de surpoids, l'arrêt du tirzépatide a entraîné une reprise substantielle du poids perdu, tandis que la poursuite du traitement a maintenu et augmenté la perte de poids initiale.

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