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OBÉSITÉ : Pourquoi la faim nous fait manger gras

Actualité publiée il y a 5 mois 3 semaines 8 heures
Behavioural Brain Research
Pourquoi cette envie particulière, lorsque nous suivons un régime, d'aliments gras, ces aliments même que nous cherchons et devrions éviter ?

Cette étude de l'Université du Texas à Galveston nous apporte un nouvel éclairage sur l’envie particulière, lorsque nous suivons un régime, d'aliments gras, ces aliments mêmes que nous devrions éviter. Y-a-t-il un moyen d’échapper à cette envie ? Cette recherche menée sur l’animal, présentée dans la revue Behavioural Brain Research, identifie de nouveaux circuits cérébraux susceptibles de freiner cette frénésie alimentaire et cette envie déraisonnable de malbouffe.

 

Ainsi, les chercheurs parviennent ici à inhiber ces comportements de recherche d'aliments gras, chez des rats soumis durant 1 mois à un régime allégé. Un résultat important alors que la malbouffe est l’une des causes principales de l’épidémie d’obésité et que, par ailleurs, ces aliments malsains sont en général « vides » de nutriments utiles à l’organisme. Ensuite, il est important de parvenir à rompre le cercle vicieux régime de perte de poids, donc éviction des aliments gras, augmentation de l’appétit pour ces aliments et ces excès alimentaires. Et plus une personne s'abstient longtemps de manger ces aliments gras, plus son envie pour ces aliments s’accroît.

 

L’étude rejoint l’axe de prise en charge de l’obésité par la lutte contre la dépendance aux aliments gras et sucrés qui activent notre circuit de la récompense. Plusieurs études comportementales ont démontré que le fait de se refuser certains aliments, notamment en cas de régime alimentaire, augmente le besoin et la motivation pour ces aliments. Cependant, jusque-là les mécanismes cérébraux menant à cette réponse de suralimentation, restaient mal compris.

Ici, les chercheurs soumettent des rats à un régime pauvre en graisses pendant 30 jours, puis les entraînent à appuyer sur un levier pour obtenir des friandises riches en graisse. Pour mesurer leur envie et leur motivation, les chercheurs augmentent ensuite le nombre de fois où les rats doivent appuyer sur le levier pour recevoir leur friandise. Et cela jusqu'à ce que le rat cesse d'essayer. Enfin, la moitié des rats subissent une intervention chirurgicale qui bloque les effets d'une substance chimique du cerveau appelée récepteur 2 de la neuromédine U (neuromedin U receptor 2) dans une zone du cerveau qui régule la prise alimentaire. Après récupération chirurgicale, les chercheurs constatent que les rats opérés ne font pas autant d’effort que les rats témoins pour obtenir les friandises. Ces rats privés de « récepteur 2 de la neuromédine U » sont moins dépendants à ces aliments.

 

C’est une première étape prometteuse d'un long processus de développement et une première cible qui vient d’être identifiée, pour réduire ce craving alimentaire, mais il faudra sans doute attendre des années, soulignent les chercheurs pour une mise en pratique thérapeutique.

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