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OMEGA-3 : Pouvoir surveiller ses niveaux en routine ?

Actualité publiée il y a 3 mois 9 heures 52 min
Journal of Lipid Research
Une sorte de « baromètre Omega » ? (Visuel Fotolia 137158806)

Une sorte de « baromètre Omega » ? C’est un nouveau test sanguin, présenté par une équipe des Universités McMaster et de Guelph (Ontario) qui nous permettra prochainement de surveiller simplement nos niveaux d'acides gras oméga-3, des marqueurs essentiels de la santé cardiovasculaire et cognitive.

 

L’auteur principal, Philip Britz-McKibbin, professeur de chimie et de biologie à l'Université McMaster rappelle que bien que le corps humain puisse générer la plupart des graisses dont il a besoin, il ne peut pas produire les niveaux adéquats d’acides gras oméga-3 et doit donc les obtenir à partir de sources alimentaires.

 

2 acides gras oméga-3 clés, l’EPA (acide eicosatétraénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque), ne peuvent être obtenus que de certaines sources, telles que le poisson, les fruits de mer, certains aliments enrichis et les suppléments. Les acides gras oméga-3 proviennent ainsi principalement de notre alimentation et sont incorporés dans les membranes de toutes les cellules et tissus du corps. Ceci dit, il reste difficile d’évaluer la quantité apportée qui pénètre réellement dans le sang. Ainsi,

la réponse de l'organisme à une supplémentation en oméga-3 peut varier considérablement d'un individu à l'autre,

avec des bénéfices distincts pour la santé chez les patients qui ont consommé uniquement de l'EPA, du DHA ou un mélange des 2.

Une carence en acides gras oméga-3 a été associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires,

à l’inflammation et à d’autres problèmes de santé, notamment les troubles cognitifs, la dépression, des anomalies ou un retard du développement neurologique fœtal ainsi qu’à la naissance prématurée.

Il est donc essentiel de disposer de biomarqueurs des oméga-3

L’indice « O3I » : « les niveaux d’omega-3 reflètent « que vous êtes ce que vous mangez »», expliquent ces chercheurs, qui proposent un indice « O3I » : lorsque ce marqueur est inférieur à 4 % cela signifie une augmentation du risque d’événement cardiovasculaire. À l’inverse, les personnes ayant un O3I supérieur à 8 % présentent un risque plus faible. Mais l’O3I est lui-même un facteur de risque modifiable, en particulier via l’alimentation.

 

La perspective d’un dépistage régulier : les tests existants pour mesurer l'indice oméga-3 nécessitent de prélever de grands volumes de sang puis d'effectuer des analyses complexes pour évaluer la teneur en acides gras. Ainsi, le test de l'O3I est une procédure complexe et difficilement accessible aux patients. Le nouveau test O3I ouvre la porte à un dépistage régulier, qui pourrait aider les médecins et les patients à estimer la supplémentation adaptée. Ce nouveau test repose sur l’identification de nouveaux biomarqueurs de O3I chez des participants ayant reçu entre 3 et 5 grammes de suppléments d’huile de poisson, d’EPA ou de DHA par jour.

 

Ce nouveau test pourrait faire partie des analyses de routine, concluent les auteurs : " en mesurant directement seulement 2 biomarqueurs spécifiques dans un échantillon de sang, nous pouvons évaluer rapidement l'O3I sans procédure longue et coûteuse ".

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