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OVAIRES POLYKYSTIQUES : Des problèmes plus fréquents d’image corporelle

Actualité publiée il y a 7 mois 2 semaines 3 jours
ENDO 2023
Les femmes vivant avec un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) éprouvent de plus grandes préoccupations en matière d'image corporelle (Visuel Adobe Stock 35677486)

Les femmes vivant avec un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) éprouvent de plus grandes préoccupations en matière d'image corporelle conclut cette méta-analyse d’une équipe d’endocrinologues de l’Université de Birmingham. Les conclusions présentées lors d’ENDO 2023, la réunion annuelle de l'Endocrine Society (Chicago), appellent à un meilleur suivi de la santé mentale, comme métabolique, de ces patientes.

 

Le SOPK touche 7 à 10 % des femmes et est la cause la plus fréquente d'infertilité. Il est également lié à des problèmes de santé métaboliques tels que le diabète, des problèmes de santé cardiovasculaire et des problèmes de santé mentale, notamment la dépression et l'anxiété.

 

L’auteur principal, le Dr Punith Kempegowda, professeur d’endocrinologie, de diabétologie et de médecine à l’Institute of Applied Health Research de l’Université de Birmingham souligne que l’association n’avait jamais été documentée : « Bien que le SOPK, la dépression et l'anxiété aient déjà été corrélés, le lien entre le SOPK et les problèmes d'image corporelle n’a jamais été documenté. Pourtant, s'ils ne sont pas traités, les troubles de l’image corporelle peuvent entraîner un problème de santé mentale caractérisé par une préoccupation démesurée des imperfections de l’apparence. Cela peut augmenter le risque de troubles du comportement alimentaire (TCA) comme l'anorexie ou la boulimie ».

 

Cette revue systématique et méta-analyse de toutes les recherches menées sur les problèmes d'image corporelle soit de 9 études pertinentes, portant chacune sur 33 à 201 participantes atteintes de SOPK vs groupes témoins de 22 à 225 participantes exemptes de SOPK, -soit un total de 918 femmes avec et 865 sans SOPK- révèle que les femmes vivant avec le SOPK,

 

  • ont une évaluation très négative de leur apparence,

sur la base d’une échelle d’évaluation reconnue, le Multidimensional Body-Self Relations Questionnaire Appearance Scales (MBSRQ-AS) ;

  • souffrent d’une préoccupation permanente d’être en surpoids et sont plus insatisfaites de leur silhouette ;
  • présentent enfin des scores de satisfaction pondérale significativement plus faibles, selon une autre échelle d'estime corporelle (BESAA).

 

L’étude sensibilise ainsi les professionnels de santé à mieux détecter les problèmes d'image corporelle chez les femmes atteintes du SOPK, qui s‘avèrent ainsi à risque accru de TCA et de réduction du bien-être et de la qualité de vie.

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