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PARADOXE de l’OBÉSITÉ : La graisse n’augmente pas toujours le risque métabolique

Actualité publiée il y a 8 mois 3 semaines 21 heures
eLife
Stocker de la graisse au niveau de la taille peut ne peut PAS augmenter le risque de diabète (Visuel Adobe Stock 325739947)

Stocker de la graisse au niveau de la taille peut ne peut PAS augmenter le risque de diabète, conclut, de manière surprenante cette équipe de l’University of Virginia Health System (UVA), qui explique que chez certaines personnes, des variantes génétiques spécifiques peuvent favoriser ce stockage de graisse abdominale tout en protégeant du diabète. Ces conclusions, certes surprenantes, soutiennent une forme de paradoxe de l’obésité.

 

L’auteur principal, le chercheur Mete Civelek, du Center for Public Health Genomics de l'Université de Virginie, rappelle « le nombre croissant de preuves de formes d’obésité métaboliquement saine. Dans ces situations cliniques, les personnes qui seraient normalement à risque de maladies cardiovasculaires et de diabète parce qu'elles sont obèses sont en fait protégées des effets néfastes de leur obésité ». L’étude identifie en effet un lien génétique qui peut contribuer à expliquer cette résilience de certaines personnes atteintes d’obésité, à ses comorbidités.

Une vision plus nuancée du rôle de l'obésité dans le diabète et les autres comorbidités

L’idée généralement reçue, et démontrée pour une majorité de patients, est que le stockage de la graisse au niveau du ventre expose à un risque accru de diabète de type 2. Cependant, chez certaines personnes, des variantes génétiques « naturelles » pourraient favoriser ce stockage de graisse abdominale et dans le même temps protéger des troubles métaboliques. L’étude révèle ainsi que parmi les centaines de régions génomiques impliquées dans le stockage des graisses, 5 loci ont un rôle inattendu, explique Yonathan Aberra, auteur principal et chercheur en génie biomédical à l'UVA.

Surprise ! Ces 5 régions génomiques diminuent le risque de diabète de type 2

Cette découverte ouvre la voie à une médecine de l’obésité plus personnalisée : donner la priorité à la perte de poids pour les patients dont les gènes les exposent à un risque accru, mais accorder moins d'importance à cet objectif de perte de poids chez les patients porteurs de ces variantes génétiques protectrices. Il est important de comprendre les différentes formes d'obésité pour adapter les traitements en fonction des niveaux de risque d'effets indésirables. Avec une médecine de mieux en mieux personnalisée, la compréhension du rôle des variations génétiques devient elle-aussi essentielle.

 

Cette découverte permet un diagnostic plus précis du risque de comorbidités : l'obésité abdominale est l'une des mesures utilisées par les médecins pour déterminer si un patient est atteint du syndrome métabolique. Cette métrique est souvent calculée en rapprochant les mesures de la taille et des hanches du patient. Ces nouvelles recherches révèlent que, pour certains patients, ce n'est peut-être pas aussi simple. À l'avenir, les médecins pourraient vérifier la présence de ces variantes chez leurs patients obèses, avant de prendre une décision thérapeutique.

 

Les outils d’analyse génomique développés par l’équipe pour cette recherche pourraient également s'avérer inestimables pour améliorer et personnaliser aussi les traitements du syndrome métabolique.


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