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PERTE de POIDS : Pourquoi l’optimisme du médecin est déterminant

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 5 jours
Annals of Internal Medicine
Les patients sont plus susceptibles de parvenir à perdre du poids si les médecins leur donnent des conseils sur un ton optimiste et assuré (Visuel Adobe Stock 271295896)

Les patients sont plus susceptibles de parvenir à perdre du poids si les médecins leur donnent des conseils sur un ton optimiste et assuré, conclut cette analyse multisites. Ainsi, participer à un programme de perte de poids et perdre du poids avec succès doit être présenté comme une bonne nouvelle, comme une « opportunité » réelle, basée sur les preuves et les retours d’expérience, et non comme une sanction face à l’obésité. Ces données, présentées par une équipe de l'Université d'Oxford dans les Annals of Internal Medicine, mettent également en avant pour les patients, le rôle clé du médecin de soins primaires dans le maintien du poids de santé.

 

Cette analyse d’entretiens menés avec des patients dans 38 services de soins primaires montre qu’avec cette forme de soutien positif du médecin les patients sont plus susceptibles d’atteindre leurs objectifs de perte de poids. Enfin, les auteurs rappellent que le contrôle du poids fait partie des directives internationales de base à destination des médecins, qui doivent dépister le surpoids et l'obésité et savoir proposer un traitement de manière opportuniste. Cependant, ici interviennent les paroles et le ton des médecins, qui peuvent changer la donne, en motivant plutôt qu’en démotivant le patient. Aucune étude n’avait encore regardé l’importance de l’attitude du médecin face au surpoids de son patient.

L'attitude du médecin face au surpoids de son patient compte pour beaucoup

L’étude a analysé les conversations entre les médecins et leurs patients, concernant une intervention comportementale gratuite de 12 semaines de perte de poids. L’objectif était de préciser l’impact du langage utilisé lors de la consultation et le comportement à suivre du patient, en termes de participation, d’observance et de résultats. Les modèles d'interaction ont été caractérisés selon 3 types d'approche :

 

  1. L'approche « bonne nouvelle », qui au demeurant est l’approche la moins fréquemment pratiquée, qui consiste à communiquer de manière positive et optimiste et se concentre sur les preuves d’efficacité, l’opportunité et les avantages de la perte de poids. Cette approche suggère de ne faire que très peu mention de l'obésité, de l’IMC ou du poids en tant que problème. Le ton doit être fluide, rapide et enthousiaste ;
  2. L’approche « mauvaise nouvelle » met l’accent sur les risques associés à l’obésité, les médecins se concentrant sur les défis du contrôle du poids, avec un discours qui véhicule regret et pessimisme ; cette approche n’est pas non plus la plus fréquemment adoptée, précisent les auteurs ;
  3. L’approche « neutre », la plus pratiquée, reste strictement factuelle et n’intègre aucune connotation positive ou négative.

 

L’analyse révèle que :

 

  • les patients ayant reçu des conseils via l'approche « bonne nouvelle » sont ceux qui atteignent la perte de poids la plus élevée à 12 mois, soit 5 kilos en moyenne, vs 2,7 kilos avec l’approche «  mauvaise nouvelle » et 1,2 kilo avec l’approche neutre ;
  • cette perte de poids plus importante dans le groupe « bonne nouvelle » est liée à une meilleure participation au programme de perte de poids de 12 semaines, 87 % des participants de ce groupe ayant observé ce programme vs  moins de la moitié des autres participants.

 

En d’autres termes, le discours du médecin semble décisif pour le passage à l’acte et l’observance du patient au programme de perte de poids.

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