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PLAIES DIABÉTIQUES : Des plantes contre les infections fongiques

Actualité publiée il y a 3 années 4 mois 3 semaines
Phyto

Les infections fongiques ne sont pas rares en cas de plaies chroniques, on estime qu’elles pourraient toucher plus de 25% des plaies diabétiques des membres inférieurs. Certains chercheurs se tournent aujourd’hui vers les plantes médicinales pour traiter ces infections et contribuer ainsi à la cicatrisation de ces plaies. Parmi les pistes prometteuses, celle du polygodial, un composé d’une plante néo-zélandaise nommée Horopito dont les bénéfices commencent à être bien documentés.

Quelques études ont approché le taux de prévalence des infections fongiques et le spectre des champignons pouvant infecter les plaies diabétiques des membres inférieurs. Une étude publiée dans le Journal of Clinical Microbiology (1) portant sur près de 400 patients diabétiques de type 2 hospitalisés en raison de plaies infectées des membres inférieurs estime la prévalence des infections fongiques à 27,2% des plaies diabétiques. A comparer à une prévalence de près de 80% des infections bactériennes dans des plaies de patients diabétiques hospitalisés.


Les plaies post-op ne sont pas épargnées : une étude présentée dans la revue Wounds (2) mené sur plus de 800 plaies chirurgicales montre que si 97,4% des infections recensées sont bactériennes, 2,6% sont fongiques. Parmi les 9 patients concernés, 2 avaient un diabète de type 2.

Les principaux champignons responsables :

· Candida parapsilosis (25,5%),

· Candida tropicalis (22,7%),

· Trichosporon asahii (12,8%),

· Candida albicans (10,6%),

· les Aspergillus (5,0%).

Des champignons antibiorésistants : on alerte souvent sur les bactéries antibiorésistantes, mais la même résistance est constatée chez les champignons : 18% sont résistants à l'itraconazole, 7% à l'amphotéricine B, 7% au voriconazole, 4% au fluconazole, 1,5% à la flucytosine. La pathogénicité des champignons et leur impact sur la cicatrisation retardée sont mal connus et l'efficacité des agents antifongiques dans le traitement des plaies reste bien moins documenté que celui des antibactériens et certaines équipes commencent à travailler sur les plantes.

Le polygodial et une plante appelée Horopito : une équipe néo-zélandaise travaille actuellement sur ce remède indigène. Les Maoris utilisent depuis des siècles, cette plante à fleurs blanches et rouges pour les soins de plaies. Plusieurs essais documentent les propriétés antifongiques de Horopito, en particulier contre candida albicans. Horopito contient un composé chimique, le polygodial démontré comme plus efficace que l'amphotéricine B (3), un agent antifongique couramment utilisé (4,5).


Aujourd'hui, il existe toute une gamme de produits de soins à base de polygodial.

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