POLLUTION INTÉRIEURE : Le nez électronique qui détecte les moisissures
Déjà développé pour détecter les bactéries aéroportées et les infections nosocomiales, ce dispositif de nez électronique trouve, avec ces bioingénieurs de l’Institute of Technology (KIT) de Karlsruhe (Allemagne) une nouvelle application, la détection des moisissures ou champignons dans les espaces intérieurs. Ce nouvel « e-nose », présenté dans la Advanced Sensor Research, pourra permettre d’éviter de nombreux problèmes de santé chez l'Homme et l'animal -au-delà de prévenir aussi des dommages aux habitations et autres bâtiments.
Ce nouveau nez électronique utilise des nanofils qui détectent les concentrations de gaz en mesurant les variations de résistance électrique dues à l'interaction des molécules de gaz avec un matériau sensible.
Preuve de concept : testé sur des moisissures intérieures courantes, Stachybotrys chartarum et Chaetomium globosum, cultivées séparément sur des substrats différents, le nez électronique démontre ici son efficacité à les détecter.
De plus, le dispositif peut distinguer les différents genres de moisissures, et constitue ainsi une avancée significative vers une surveillance rapide, objective et rentable de la qualité de l'air intérieur.
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