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POLLUTION : Les particules fines font le lit de la maladie auto-immune

Actualité publiée il y a 4 jours 21 heures 31 min
Rheumatology
Les particules fines présentes dans la pollution sont associées aux premiers signes de la maladie auto-immune (Visuel Adobe Stock 1833000907)

Les particules fines présentes dans la pollution sont associées aux premiers signes de la maladie auto-immune, conclut cette recherche menée à l’Université de Montréal et à l’Université McGill. Des données, publiées dans la revue Rheumatology, qui viennent s’ajouter aux preuves émergentes selon lesquelles les risques liés à la pollution atmosphérique ne se limitent pas à la santé pulmonaire et cardiovasculaire.

 

L’étude, l’analyse des échantillons de sang et des niveaux d’exposition à la pollution de plus de 3.500 participants fait le lien entre l’exposition à la pollution atmosphérique et les modifications du système immunitaire qui précèdent l’apparition de maladies auto-immunes. Ainsi l’analyse de données d’exposition et de biomarqueurs liés aux maladies auto-immunes, comme le lupus, révèle que :

  • les particules fines présentes dans la pollution atmosphérique sont associées à des niveaux plus élevés d’un biomarqueur lié à la maladie auto-immune ;

  • précisément, des taux élevés d'anticorps antinucléaires (AAN) sont plus fréquents chez les participants vivant dans des zones à niveaux élevés de pollution par les particules fines (PM2,5).

 

Ces résultats confirment que certains facteurs génétiques connus pour jouer un rôle dans les maladies auto-immunes, n'expliquent pas tout ; que la pollution atmosphérique affecte bien plus que la santé cardiaque et pulmonaire. Enfin, ils suggèrent de nouvelles recherches permettant de comprendre

comment la pollution atmosphérique peut déclencher des modifications délétères du système immunitaire.

Car si l’on sait que les particules fines peuvent pénétrer dans la circulation sanguine et affecter l'ensemble de l'organisme, on ignore quels processus sous-jacents mènent à la réaction auto-immune.

 

« La pollution atmosphérique est souvent perçue comme un problème urbain causé par la circulation, mais les zones rurales et périurbaines souffrent également d’une mauvaise qualité de l’air ».  

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