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PRÉHABILITATION : Un must pour des résultats chirurgicaux durables

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 4 jours
Sustainable Surgery
Exercice, éducation thérapeutique du patient (ETP), conseils nutritionnels, modification du mode de vie, apprentissage de la gestion de la douleur et soutien psychologique, différentes mesures de préparation du patient avant l’intervention, permettent d’optimiser et de stabiliser à long terme les résultats d’une chirurgie (Visuel Adobe Stock 60148946)

Exercice, éducation thérapeutique du patient (ETP), conseils nutritionnels, modification du mode de vie, apprentissage de la gestion de la douleur et soutien psychologique, différentes mesures de préparation du patient avant l’intervention, permettent d’optimiser et de stabiliser à long terme les résultats d’une chirurgie. Plusieurs études ont documenté comment un tel programme de préparation ou « préhabilitation » permet à la fois d’améliorer les résultats pour les patients mais aussi, en limitant le risque de complications, réduisent les délais d’hospitalisation, les taux de réinterventions et de nouvellles hospitalisations.

La préhabilitation qui favorise des conditions d'intervention plus responsables, devient progressivement une étape imposée du parcours de soins, au même titre que la réadaptation.

 

La préhabilitation ou préadaptation est un concept qui consiste à préparer des patients à une chirurgie ou un traitement, de manière à optimiser leurs capacités physiques, physiologiques, métaboliques et psychologiques, avant l'intervention. La démarche se concentre ainsi sur les facteurs de risque modifiables, permettant aux patients, grâce à la promotion de comportements sains et à la prescription de programmes multimodaux et personnalisés, d’obtenir de meilleurs résultats. Ainsi, les programmes de préhabilitation comprennent une pratique adaptée de l'exercice, des conseils nutritionnels, l'éducation du patient, la gestion de la douleur et le soutien psychologique…

 

La préadaptation peut également inclure l'arrêt du tabac, la réduction de la consommation d'alcool, une dé-prescription en cas de polymédication et des mesures de mode de vie visant à réduire la progression de maladies chroniques pré-existantes, comme l'anémie ou le diabète.      

 

Pour le patient, la préadaptation fait ainsi partie d'un continuum vers la réadaptation avec le même objectif de résilience au traitement (moins d’effets secondaires indésirables) et d’optimisation de la réponse au traitement : en visant l'amélioration de la condition cardiorespiratoire, de l'état nutritionnel, de la fonction neurocognitive, l’adoption de comportements sains, la récupération après le traitement, la préhabilitation permet au patient de retrouver, avec la réadaptation et sur la durée, une fonction normale et une bonne qualité de vie.

 

  • Des études ont documenté les avantages de la préadaptation, en cas de maladies musculosquelettiques notamment. Les chirurgies orthopédiques constituent un cas d’école, alors qu’avec le vieillissement des populations, les troubles musculosquelettiques (TMS) sont devenus la principale cause d'invalidité dans le monde, et entraînent des millions d'interventions chirurgicales orthopédiques chaque année. La préhabilitation atténue les aléas de la chirurgie, les peurs et les réticences du patient, tout en améliorant sa force et sa fonction physique et …sa détermination.
  • C’est également vrai dans les thérapies des cancers ou encore les chirurgies cardiaques, des conditions fréquemment associées ou causées par des facteurs de mode de vie malsains ; on estime ainsi qu’un tiers des cas de cancer dans le monde seraient évitables.

 

Pour les médecins, les soignants et les systèmes de santé, la réduction des complications post-traitement, des durées d’hospitalisation, des nouvelles interventions et nouvelles hospitalisations, permet une optimisation de la gestion des ressources et une réduction des coûts de santé. Ce concept a reçu beaucoup d’attention au cours des dernières années, en raison de ses bénéfices de mieux en mieux démontrés sur le plan clinique et de la qualité de vie, mais aussi

en raison de son intérêt dans les modèles de soins de santé durables.

Tout programme de préhabilitation devrait idéalement être dispensé pendant au moins 4 à 6 semaines avant l'intervention à raison de 2 fois par semaine afin d’obtenir les meilleurs résultats, soulignent différentes équipes de recherche.

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