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PROSTATE : La maladie urologique fait souvent la maladie chronique

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 5 jours
Your Sexual Medicine Journal
Les urologues doivent donc être mieux conscients des risques associés aux troubles de la prostate

Chez les hommes, la prostate détermine en quelque sorte la santé générale, ou presque. Car les hommes qui souffrent de problèmes urologiques tels que la dysfonction érectile, les problèmes urinaires et de vessie, ou d'infertilité souffrent également souvent de dépression et de troubles du sommeil. Les urologues doivent donc être conscients de ces risques associés et devraient identifier les patients à risque de maladies associées pour les orienter vers des spécialistes compétents, suggèrent ces chercheurs de l'Université de Californie à Irvine dans Your Sexual Medicine Journal.

 

L'étude est ici menée auprès de 124 patients, âgés en moyenne de 54 ans, visitant une clinique de santé masculine qui ont renseigné par questionnaires les problèmes de prostate, de dysfonction érectile, leur évolution avec l'âge, leur état de santé général et leurs habitudes de sommeil (dont insomnie, somnolence ou SAOS). L’équipe a rapproché ces données avec les antécédents médicaux des participants et les résultats de tests de laboratoire spécifiques.

 

  • L’analyse identifie des associations entre la maladie urologique et les troubles du sommeil (50%) et de l'humeur chez la plupart des patients ;
  • en particulier, la dépression (incidence : 40%), l'insomnie et l'apnée du sommeil prévalent particulièrement chez les patients âgés, en excès de poids ou atteints de symptômes des voies urinaires inférieures ;
  • ces problèmes sont également fréquents chez les patients atteints d'hypogonadisme, qui ne produisent pas suffisamment de testostérone ;
  • 75% des participants sont en surpoids ;
  • 22,5% souffraient d'hypertension,
  • 15% de troubles cardiaques,
  • 13,3% de diabète. Deux hommes sur cinq étaient légèrement ou fortement déprimés ou avaient des problèmes de prostate.

 

 

L’urologue devrait aborder l'intégralité de la charge de morbidité de son patient et tenir compte de ces associations lors de son évaluation aussi parce que la maladie non urologique peut avoir un impact négatif sur la maladie urologique.

Alors qu’ils ne sont pas spécifiquement formés à la médecine du sommeil ou à la prise en charge de la dépression, les urologues devraient disposer de recommandations, permettant de mieux orienter les patients ayant besoin d’interventions supplémentaires.

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