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PSYCHO: Le bénévolat c'est aussi se faire du bien à soi-même

Actualité publiée il y a 3 années 3 mois 5 jours
BMJ Open

Ce n’est pas la première étude à le démontrer, le bénévolat peut apporter un bien-être mental, au bénévole aussi. En particulier aux personnes âgées, qui ont plus de temps à donner et sont plus souvent isolées. Un appel publié dans le British Medical Journal, aux personnes d’âge mûr, à se mobiliser donc, pour leur bien-être mental et leur santé aussi, et pour ceux qui ont besoin de leur précieux soutien social.

Les chercheurs de l'Université de Southampton et de l'Université de Birmingham, ont utilisé les données de 66.343 personnes (47% d'hommes) participant à la British Household Panel Survey, une cohorte qui suit les grandes tendances sociales et de santé publique. Les données sur les activités sociales et tournées vers les autres et le bénévolat, ont été renseignées par questionnaire. Le premier critère était le score au General Health Questionnaire (GHQ) réponse, qui comporte 12 questions portant sur le bonheur, la détresse (angoisse ou la dépression) et le bien-être mental. Les chercheurs ont également pris en compte les facteurs de confusion possibles, dont le revenu, l'état matrimonial, le niveau d'éducation et le groupe social.


· Première conclusion importante : 80% des personnes ne pratiquent aucun bénévolat.

· 25% des personnes âgées de 60 à 74 ans le pratiquent, vs 17% des jeunes de 15 à 29 ans,

· Les femmes enfin sont plus tournées vers les autres et 22% pratiquent le bénévolat, vs 19% chez les hommes.

· Enfin, les chercheurs constatent qu'en général, les scores de santé et de bien-être mental déclinent avec l'âge.

Ø Cependant, il semble y avoir une exception à ce déclin psychologique et physique, justement chez les personnes âgées de 40-45 ans ou plus, qui consacrent du temps à aider les autres à travers une démarche de bénévolat. Ainsi, les « bénévoles » obtiennent de meilleurs scores au GHQ (10.7 vs 11.4) et cet effet apparaît dose-dépendant (ce qui pourrait suggérer une relation de cause à effet).

L'étude confirme donc l'association du bénévolat et d'un bien-être mental plus élevé du bénévole. Cependant, l'étude ne montre pas le lien de cause à effet et on pourrait imaginer que ceux qui vont mieux sont ceux qui ont l'énergie de soutenir et d'aider les autres. Les bénévoles pourraient tout simplement avoir de meilleurs scores de santé parce que ce sont ceux qui se sentent en bonne santé et qui sont les plus actifs qui sont aussi les plus susceptibles de faire du bénévolat. Il se pourrait aussi que l'association fonctionne dans les deux sens et forme en quelque sorte un cercle vertueux. Bref, ce qui compte, c'est qu'aider ou donner aux autres, c'est aussi s'apporter beaucoup à soi-même.

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