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PSYCHO: Le self-control a aussi ses facteurs environnementaux

Actualité publiée il y a 4 années 6 mois 3 semaines
Journal of Consumer Psychology

Chez chacun, et en fonction de la personnalité, le niveau de maîtrise de soi dépend de l'environnement lié à la situation. Ainsi, les plus anxieux d’entre nous trouverons un self-control optimal dans un environnement actif, urbain et plus stressant, un peu à leur image, alors que les plus stoïques atteindront un niveau de maîtrise maximum dans un environnement plus calme, pacifique, en pleine nature par exemple. Ces conclusions, présentées dans le Journal of Consumer Psychology, modulent ainsi l’idée reçue qu’une marche en pleine nature est une méthode universelle pour retrouver le calme et la sérénité.

L'auteur principal, Kevin Newman, professeur au Collège Providence (Rhodes Island) et auteur de l'étude commente ses résultats : « La littérature scientifique suggère que les milieux naturels ont tendance à restaurer les capacités cognitives mieux que les environnements urbains, mais nous nous sommes demandé si cet effet était universel ».


Les chercheurs ont invité les participants à effectuer des tâches mobilisantes mentalement, comme des travaux de rédaction sans utiliser les lettres "A" ou "N". Puis les participants ont répondu à un questionnaire permettant d'évaluer leur niveau de névrose, d'anxiété, d'irritabilité, de stress …Puis les participants ont été invités à effectuer de nouvelles tâches qui les exposaient à des mots associés à des images d'environnement naturel ou urbain. Étonnamment, l'expérience montre que les « personnalités névrotiques » parviennent mieux à restaurer leurs capacités cognitives après avoir consulté des mots liés à un environnement urbain et stressant. Les mots liés à la nature, sont plus « bénéfiques » pour les participants exempts de troubles anxieux.

Une situation qui correspond à la personnalité : au-delà de l'environnement, c'est le concept même qui peut, ou non, favoriser la restauration cognitive. Ainsi des personnes anxieuses confrontées au concept d'un animal sauvage par exemple, représentant un danger mais situé dans un environnement naturel, vont mieux se « rétablir mentalement ». De même, les participants plus calmes et équilibrés peuvent aller rechercher le calme dans une ville animée, comme une librairie ou une bibliothèque, pour mieux mobiliser leurs capacités.

La mobilisation cognitive liée à la capacité de maîtrise de soi : pouvoir reprendre ou garder ses esprits dépend ainsi de l'harmonie entre l'environnement dans lequel on vit et le type de personnalité. On vit mieux et on s'autocontrôle mieux dans un environnement adapté à sa personnalité, soulignent les auteurs. Une autre expérience en apporte la preuve : lorsque les participants doivent prévoir un budget de vacances, l'adéquation entre le type de vacances et leur personnalité fait aussi l'adéquation du budget.

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