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RHINOPLASTIE : On ne choisit pas son chirurgien au pif

Actualité publiée il y a 5 mois 1 semaine 12 min
Esthétique
Cosmétique ou fonctionnelle, la rhinoplastie chirurgicale poursuit un même objectif, restaurer la qualité de vie du patient

Cosmétique ou fonctionnelle, la rhinoplastie chirurgicale poursuit un même objectif, restaurer la qualité de vie du patient (1), soit en remodelant la forme du nez et en redonnant un aspect harmonieux au visage, ce qui participe à une image corporelle plus positive, soit en corrigeant des troubles respiratoires, handicapants au quotidien. Si le nombre de rhinoplasties fonctionnelles est globalement stable, les rhinoplasties esthétiques sont parmi les interventions du visage actuellement les plus pratiquées (près de 900.000 réalisées dans le monde en 2017) et les plus populaires (+11% par an) (2). Cependant, si la procédure est courante, plus que toute autre sans doute « elle se voit comme le nez au milieu du visage » et elle touche à l’image de soi. Sa préparation et le choix du chirurgien sont donc déterminants.  

Que peut faire la rhinoplastie ? La rhinoplastie permet de remodeler le nez en réduisant ou en augmentant sa taille, en supprimant ou en gommant une bosse, en modifiant la forme de sa pointe ou du pont, en réduisant la largeur des narines ou en modifiant l'angle entre le nez et la lèvre supérieure. Alors que la partie supérieure de la structure du nez est en os et la partie inférieure en cartilage, la rhinoplastie peut intervenir sur l’os, le cartilage, la peau ou les trois tissus à la fois. En intervenant sur la taille, la forme ou les proportions du nez, la rhinoplastie peut réparer une disgrâce provoquée par une blessure, corriger une anomalie congénitale, améliorer l’esthétique du nez et du visage- ou corriger des difficultés respiratoires.

Des approches simples et systématiques ont été documentées dans la littérature (Canadian Journal of Plastic Surgery 2008 Predicting the results of rhinoplasty before surgery: Easy noses versus difficult noses)

 

L’importance de l’évaluation préopératoire : une question majeure pour la plupart des chirurgiens est la capacité de prédire, avant la chirurgie, la difficulté de la procédure et le taux de réussite du résultat, en regard notamment des attentes esthétiques -ou fonctionnelles- du patient. L’évaluation préopératoire est donc primordiale et va permettre au chirurgien d'estimer de manière cohérente le degré de difficulté technique de l’intervention et de prédire son résultat futur, notamment en termes de satisfaction du patient. Cette évaluation préopératoire est basée sur l'analyse de la texture de la peau et du cadre ostéo-cartilagineux sur des vues latérale et frontale. Des approches simples et systématiques ont été documentées dans la littérature (3- visuel ci-contre) pour aider le chirurgien à évaluer la complexité, les risques et les résultats attendus d’une rhinoplastie. Mais si plusieurs publications ont cherché à définir le profil psychologique du candidat idéal, il n’existe bien évidemment pas de règle absolue permettant de prédire la difficulté technique et le résultat associés à une rhinoplastie. C’est bien ici qu’intervient l'expertise du chirurgien.

 

Quel chirurgien choisir ? Le patient optera donc de préférence pour un chirurgien spécialisé en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique, fort d’une expérience intensive de la chirurgie esthétique au sein d’un grand CHU, et formé spécifiquement en chirurgie esthétique du visage. Mais, dans une discipline qui ne cesse de progresser à travers de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, le chirurgien doit se former en permanence. Le Docteur Parry, chirurgien esthétique à Nice, spécialisé dans ce type de procédures, reconnait ainsi que la mise à jour de ses connaissances et de ses pratiques est un véritable « violon d’Ingres ». C’est à la fois l’expérience et la formation médicale continue qui permettent en effet au chirurgien d’évaluer la complexité attendue d’une rhinoplastie et de prédire au mieux ses résultats postopératoires. Une évaluation qui aura un impact non seulement sur les résultats objectifs de la procédure, mais aussi sur la satisfaction (attendue) du patient.

 

Car chaque patient a ses attentes spécifiques : certes, pour tous les patients candidats à une rhinoplastie, l’objectif partagé reste l’amélioration de la qualité de vie : les rares recherches (4) menées sur le sujet confirment environ un an après la procédure, une augmentation significative de la qualité de vie associée à une évaluation majoritairement positive des résultats de l’intervention. Précisément, les patients rapportent une réduction postopératoire importante de la détresse et du dysfonctionnement physique, émotionnel et social. Cependant une petite étude de cohorte (5) suggère des angles d’appréciation très divers selon les patients, dont l’amélioration du fonctionnement quotidien, de l’estime de soi, des relations sociales ou encore la réduction de la détresse psychologique. Ainsi, au-delà de l’expérience, de la technique et des connaissances, le « bon » chirurgien est celui qui sait écouter les attentes spécifiques de son patient. C’est sur la base de ces attentes aussi, que « se joue » la satisfaction post-opératoire du patient.  

 

L’évaluation post-opératoire par le chirurgien permet finalement de réconcilier les résultats objectifs de l’intervention et les attentes du patient. La correction des défauts d'apparence perçus par le patient a un impact bénéfique bien au-delà de l’esthétique, sur son bien-être physique, émotionnel et social. Alors que les patients qui subissent une rhinoplastie sont intensément préoccupés par leur apparence faciale, le "gommage" chirurgical de cette préoccupation s'accompagne, dans la grande majorité des cas, d’une réduction importante de cette anxiété et d’une augmentation significative du bien-être et de la qualité de la vie.

 

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