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RIGIDITÉ ARTÉRIELLE : Elle embolise de plus en plus jeune

Actualité publiée il y a 2 mois 3 semaines 6 jours
Journal of Hypertension
La prévalence du diagnostic de rigidité artérielle augmente chez l'adolescent et le jeune adulte (Visuel Adobe Stock 408663181)

La prévalence du diagnostic de rigidité artérielle augmente chez l'adolescent et le jeune adulte et cette condition constitue aujourd'hui un nouveau facteur de risque  d'hypertension et de résistance à l'insuline, donc de diabète, à l'âge adulte plus tard dans la vie. Cette équipe d’angiologues de University of Eastern Finland suggère ainsi que la rigidité artérielle devient une nouvelle cible dans la prévention et le traitement des maladies vasculaires et métaboliques dès l'âge jeune. Cette revue de la littérature publiée dans le Journal of Hypertension documente ainsi « un nouveau facteur de risque subtil, furtif mais puissant d'hypertension artérielle (HTA) et d'altération métabolique, déclenchant une cascade d'événements biologiques menant au diabète de type 2 et à des lésions organiques prématurées ».

 

La prévalence de l'hypertension et de l'obésité est en augmentation dans le monde, en dépit d’une sensibilisation élargie, d’interventions de mode de vie soutenant la perte de poids, comme la pratique de l'activité physique et la réduction de la sédentarité. Cependant, ces stratégies sont insuffisantes à réduire la progression de ce fardeau qui gagne peu à peu les  jeunes.

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La rigidité artérielle n’est plus uniquement l'affaire des plus âgés

Chez les adultes d'âge moyen et les personnes âgées, la rigidité artérielle est bien établie comme un puissant prédicteur d’événements cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues. Cependant, chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, la rigidité artérielle reste peu étudiée et donc négligée comme marqueur et facteur de maladies cardiovasculaires et de décès à l'âge moyen. En pédiatrie notamment, l'utilité clinique de la rigidité artérielle en tant que facteur de risque de maladie vasculaire et métabolique précoce reste largement méconnue.

 

La méta-analyse sensibilise à ce facteur, précoce, en réunissant des preuves récentes d’études menées auprès d'adolescents et d’adultes jeunes sur ce nouveau facteur de risque d'hypertension, de surpoids/obésité, de résistance à l'insuline, de dyslipidémie et de diabète de type 2.

 

Quels facteurs de risque chez les plus jeunes ? On peut se demander quels sont les facteurs de risque d'une rigidité artérielle plus élevée chez les adolescents : le tabagisme maternel, le tabagisme de l’adolescent également, l'apport élevé en sel, la génétique, l'obésité, la sédentarité sont autant de facteurs qui peuvent contribuer à une rigidité artérielle plus élevée à l'adolescence.

 

« Il est donc opportun que les cliniciens, les pédiatres, les experts en santé publique et les décideurs se concentrent rapidement sur les moyens de traiter, de réduire et d'inverser ce facteur, et dès l'adolescence. De telles interventions permettraient de réduire l'incidence de l'hypertension et des troubles métaboliques plus tard dans la vie », conclut l’auteur principal, le Dr Andrew Agbaje, médecin et épidémiologiste à l'Université de Finlande.

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