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RISQUE CARDIAQUE : Et si l’exercice était de loin le meilleur des prédicteurs ?

Actualité publiée il y a 1 année 4 mois 2 semaines
Mayo Clinic Proceedings
Une simple question au patient sur sa pratique de l’exercice permet déjà d’y voir beaucoup plus clair sur son risque (Visuel Fotolia _17980332_xs)

Le niveau de pratique de l'exercice peut plus qu'aider les médecins à apprécier le risque de maladie cardiaque et de décès chez leurs patients âgés et c’est peut-être même le biomarqueur le plus précis de ce risque, conclut cette équipe de l’École de médecine Mount Sinai (New York), dans les Mayo Clinic Proceedings. Que le patient soit atteint ou non d'athérosclérose. En synthèse, une simple question au patient sur sa pratique de l’exercice permet déjà d’y voir beaucoup plus clair sur son risque.

 

L’évaluation de l'activité physique lors des consultations de routine permet ainsi un dépistage performant de l'athérosclérose, peut conduire à des interventions plus précoces et finalement améliorer la prévention cardiovasculaire chez les plus âgés. Un mode de détection « gratuit » et précieux à la fois, en regard du vieillissement des populations, explique l’auteur principal, le Dr Alan Rozanski, professeur de médecine et de cardiologie à l’Icahn School of Medicine : « Notre étude révèle que le simple fait de demander aux patients d'évaluer leur niveau d'activité physique -en utilisant si besoin un test pour examiner la plaque dans leurs artères coronaires-, permet d’améliorer considérablement la prévention du risque de décès  chez les plus âgés au cours des 10 prochaines années ».

 

Il ne s’agit pas d’une simple observation « de pratique clinique » mais d’une évaluation menée sur 10 ans auprès de 2.318 patients âgés de 65 à 84 ans, ayant subi une scintigraphie coronarienne afin d’évaluer la plaque calcifiée dans les artères coronaires. Les patients ont renseigné par questionnaire leur niveau actuel d'activité physique sur une échelle de 0 à 10. Les chercheurs ont également relevé leur fréquence cardiaque au repos, la pression artérielle, la taille et le poids des participants. Enfin, l’équipe a également pris en compte leurs antécédents médicaux, dont l'hypertension, le diabète et le tabagisme. L’analyse conclut à

une relation entre l'ampleur de la plaque, l’incidence des décès et la pratique de l’activité physique.

Précisément, au cours de la période de suivi,

  • 23% des patients sont décédés, à un taux moyen de 2,3% par an ;
  • Une pratique moindre d'activité physique est associée aux taux de mortalité les plus élevés (2,9% par an) vs « le plus » d'activité physique (1,7%) ;
  • de faibles scores de calcification suggérant peu ou pas d'athérosclérose sont associés à de faibles taux de mortalité indépendamment des scores d'activité physique ;
  • cependant, en cas d’athérosclérose significative, l’incidence des décès baisse avec l’augmentation de la pratique de l’activité physique ;
  • des scores élevés de calcification mais avec une activité physique soutenue sont associés au même taux de mortalité qu’avec de faibles scores de calcification et de faibles niveaux d’activité physique.
  • En synthèse, la pratique de l’activité physique permet d'éliminer les effets néfastes de l’athérosclérose.

 

Mais surtout, on retiendra qu’une simple évaluation de l'activité physique permet d’évaluer aussi le risque de complications et de décès lié à une éventuelle athérosclérose.

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