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SANTÉ du CÔLON : Des fibres et Bifidobacterium longum pour protéger la muqueuse intestinale

Actualité publiée il y a 1 année 8 mois 8 heures
Cell Host & Microbe
L’apport en fibres alimentaires est essentiel pour la bonne croissance de la couche de mucus et pour la santé du côlon.

Le régime alimentaire affecte la composition du microbiote intestinal et les bactéries intestinales influencent la couche de mucus du côlon, une barrière physique qui sépare les bactéries intestinales de l'hôte. Cette étude de l’Université de Göteborg (Suède) sur l'interaction entre un régime de type occidental, la composition du microbiote et la couche de mucus intestinal montre combien l’apport en fibres alimentaires est essentiel pour la bonne croissance de la couche de mucus et pour la santé du côlon. Ces travaux présentés dans la revue Cell Host & Microbe, identifient aussi un type de bactérie (ou probiotique), Bifidobacterium longum, capable de restaurer la couche interne de mucus du côlon.

 

On connaît de mieux en mieux l’influence considérable du microbiote intestinal sur la santé, on devrait donc plus se préoccuper de nourrir nos « bonnes » bactéries intestinales consomment. Or les fibres alimentaires sont la source principale de leur nutrition. Ainsi, l’apport alimentaire en fibres influence non seulement le poids, la glycémie et la sensibilité à l'insuline mais il est déterminant pour la santé intestinale et en particulier la santé du côlon.

 

Ces scientifiques de l'Académie Sahlgranska (Suède) clarifient ici les mécanismes de la contribution des fibres à la santé du côlon. Une clarification importante alors que nos régimes alimentaires, de type occidental, sont de plus en plus pauvres en fibres. Or cette « carence » en fibres nuit à la pénétrabilité et à la croissance de la couche de mucus du côlon.

 

L’insuffisance de fibres réduit la couche de mucus intestinal : la démonstration est faite ici chez la souris qui privée de fibres présente une modification de la composition du microbiote du côlon ce qui entraîne une pénétrabilité accrue et un taux de croissance réduit de la couche de mucus interne. Ces 2 anomalies peuvent être prévenues en transplantant le microbiote de souris nourries avec des fibres. En revanche, lorsque les souris privées de fibres reçoivent un probiotique, Bifidobacterium longum, ces aberrations peuvent être prévenues. L'administration de Bifidobacterium longum s’avère également suffisante pour restaurer la croissance du mucus, tandis que l'administration d’inuline réduit la pénétrabilité du mucus.

 

Encore une fois, la présence d’une grande diversité bactérienne dans le microbiote est cruciale, et ici pour le bon fonctionnement du mucus. La consommation de fibres qui a considérablement diminué dans les pays développés au cours des dernières décennies est essentielle à cette diversité bactérienne. On trouve divers types de fibres dans les fruits, les légumineuses, les légumes et les produits à grains entiers.

De plus, une consommation insuffisante de fibres combinée à un régime riche en graisses et en glucides est associée à un risque accru de maladie intestinale inflammatoire, de prise de poids et de diabète.

 

Certes, ces résultats doivent encore être confirmés chez l'homme, mais ils peuvent déjà aider à mieux comprendre les maladies caractérisées par une couche de mucus affectée, comme la colite ulcéreuse par exemple.

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