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OBÉSITÉ ou ANOREXIE : Allo explique pourquoi le même mal-être est au rendez-vous

Actualité publiée il y a 1 année 10 mois 1 semaine
Neuropsychopharmacology
Cette hormone présente dans le sang et le cerveau, produit du métabolisme de la progestérone, se retrouve à de faibles niveaux, chez les femmes atteintes d’obésité comme souffrant d’anorexie

Cette hormone présente dans le sang et le cerveau, produit du métabolisme de la progestérone, se retrouve à de faibles niveaux, chez les femmes atteintes d’obésité comme souffrant d’anorexie, révèle cette étude de l’Université de l'Illinois à Chicago. Un constat qui contribue à expliquer, dans la revue Neuropsychopharmacology pourquoi, dans ces deux conditions extrêmes, le mal-être est très souvent au rendez-vous.

 

Finalement les femmes aux extrémités opposées du spectre de poids corporelle présentent à l’identique cette caractéristique de faibles niveaux de ce stéroïde neuroactif, l'alloprégnanolone ou « allo », une hormone déjà documentée par de précédentes études comme liée à la dépression et l'anxiété, des troubles de l'humeur également associés à l'anorexie mentale et à l'obésité.

 

Allo est un métabolite de l'hormone progestérone, l'une des deux principales hormones féminines. Allo se lie aux récepteurs du neurotransmetteur acide gamma-aminobutyrique (GABA) dans le cerveau. Ces récepteurs sont également la cible de médicaments anti-anxiété tels que les benzodiazépines. Allo agit en améliorant le signal produit lorsque le GABA se lie à son récepteur, produisant généralement une humeur positive et des sentiments de bien-être.

 

Alors que plus de 50% des femmes souffrant d'anorexie mentale souffrent de dépression ou d'anxiété et que 43% des adultes obèses présentent aussi des symptômes dépressifs, cette association entre de faibles taux d'allo, la dépression et l'anxiété n’est finalement pas surprenante. Cependant, ce composé chimique et son impact sur l'humeur n'avait encore jamais été évalué chez les femmes anorexiques ou obèses. L’étude qui montre l’association chez 36 femmes soit obèses soit anorexiques apporte ainsi les premières preuves de l’impact, chez ces femmes, des niveaux d’allo sur l’incidence des troubles de l'humeur.

En conclusion, ces 2 conditions sont également caractérisées par ces niveaux faibles d’allo et allo est confirmée comme impliquée dans les troubles de l'humeur, conclut l’auteur principal, le Dr Graziano Pinna, professeur agrégé de psychiatrie à l'université de Chicago.

 

Une cible prometteuse donc, pour le développement de nouveaux traitements dans prise en charge de la dépression et autres troubles anxieux.

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