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SCLÉROSE en PLAQUES : L’espoir du Siponimod contre la progression des symptômes

Actualité publiée il y a 1 année 7 mois 1 jour
The Lancet
Le siponimod est censé réduire les effets néfastes de l'activité immunitaire sur les nerfs dans le cerveau et la moelle épinière en piégeant les globules blancs destructeurs du corps.

Ce nouveau médicament contre la sclérose en plaques (SEP), le siponimod qui permet, chez un nombre non négligeable de patients, de ralentir la progression des symptômes apporte un espoir dans le traitement de la forme avancée ou progressive secondaire de la maladie, une forme dans laquelle les handicaps ne disparaissent plus complètement. Ces données d’essai clinique de phase précoce, présentées dans le Lancet, montrent que le siponimod a réduit le risque de progression continue de la maladie sur 6 mois.  

 

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune au cours de laquelle les cellules immunitaires du corps détruisent le revêtement de myéline qui protège ses fibres nerveuses. Cela entraîne différents symptômes liés aux nerfs comme des troubles de la vision ou de l’équilibre. La plupart des patients vont vivre des périodes de récupération entre 2 phases actives de la maladie, soit une forme de SAF rémittente. Mais après de nombreuses années, la plupart des patients sont atteints de la forme avancée ou progressive secondaire, une forme caractérisée par la persistance de certains des symptômes ou handicaps liés à la maladie.

 

Les chercheurs de l'Université de Bâle, de Pennsylvanie, de l'Université McGill au Canada, de l'Université de Londres et d’autres instituts de recherche ont mené ce vaste essai de phase précoce contrôlé randomisé auprès de 1.651 patients atteints de cette forme avancée de SEP, recrutés dans 292 hôpitaux de 31 pays. Les participants présentaient une incapacité modérée à avancée, confirmée par un score compris entre 3 et 6,5 sur une échelle d'invalidité de 10 points, des antécédents de SEP rémittente récurrente et avaient subi une progression de l'incapacité au cours des 2 dernières années sans signe de rechute au cours des 3 derniers mois. Les participants ont reçu soit un placebo, soit ce nouveau médicament appelé siponimod, sur une durée moyenne de traitement de 18 mois. Le siponimod est censé réduire les effets néfastes de l'activité immunitaire sur les nerfs dans le cerveau et la moelle épinière en piégeant les globules blancs destructeurs du corps. L’analyse montre que :

  • Seul un quart des participants « sous » siponimod ont présenté une aggravation significative des symptômes sur une période de 3 mois, vs un tiers des témoins ; précisément, seulement 26% des personnes prenant le siponimod ont subi une progression de la maladie vs 32% de participants ayant reçu un placebo ;
  • Siponimod a également réduit la probabilité de progression continue de la maladie sur 6 mois ;
  • les participants du groupe siponimod présentent également de meilleurs scores de marche et moins de signes de lésions nerveuses aux IRM.
  • certains effets secondaires ont été constatés avec le médicament, comme une réduction du nombre de globules blancs et un ralentissement de la fréquence cardiaque.

 

Ceci dit, selon les chercheurs, ces premières données suggèrent que le siponimod pourrait être à terme une option de traitement efficace pour la SEP progressive secondaire. Un espoir alors que la plupart des médicaments disponibles pour le traitement de la SEP ne réussissent pas à ralentir la progression de cette forme avancée de la maladie.

N.B. L’étude a été financée par le laboratoire Novartis Pharma qui fabrique le médicament

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