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SCLÉROSE latérale amyotrophique : Des siARNs normalisent la protéine responsable

Actualité publiée il y a 8 mois 2 semaines 1 jour
Communications Biology
L'effet de ce nouveau traitement perdure 3 semaines pour les formes sévères de la maladie (et chez la souris) (Visuel Adobe Stock 401686017)

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot- Marie Tooth est une maladie neurologique héréditaire, liée à à la surexpression d'une protéine spécifique, PMP22, qui affecte environ 7.000 patients en France. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif de la maladie. En développant un une thérapie qui dégrade l'ARN codant pour PMP22, cette équipe française ouvre un immense espoir pour les patients et leurs familles et propose une toute nouvelle stratégie thérapeutique, documentée dans la revue Communications Biology.

 

La SLA est l’une des maladies neurologiques héréditaires les plus fréquentes.

En s’attaquant au nerf périphérique, la maladie entraîne une paralysie progressive des jambes et des mains.

Cibler la production excessive de PMP22

Alors que c’est la production excessive de la protéine PMP22 qui déclenche la maladie, les chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’AP-HP et des universités de Paris et de Paris-Saclay ont eu l’idée de normaliser l'expression de cette protéine chez les patients atteints pour tenter de stopper le développement de la maladie. Précisément, ils utilisent de petits ARN ou siARN, capables d'interférer avec l’ARN spécifique qui code pour la protéine PMP22, dans l’objectif de réduire voire d’arrêter la production de protéine PMP22. Afin de stabiliser ces siARN pour l’injection, les chercheurs les ont couplés avec le squalène, une molécule largement utilisée en pharmacologie.

 

Première preuve de concept in vivo : injectés chez des souris modèles de SLA, ces siARNs interférents avec l’ARN qui code pour PMP22, entraînent une restauration complète de la motricité et de la force des souris. La maladie est « inversée », les siARN pénètrent dans les nerfs périphériques, renforcent la couche de myéline autour des nerfs et normalisent la vitesse du signal nerveux.

 

« L'effet du traitement perdure 3 semaines pour les formes sévères de la maladie », précisent les chercheurs dans leur communiqué.

 

Cette nouvelle thérapie de précision, déjà brevetée, devra encore être validée par d’autres études pré-cliniques et des essais cliniques (chez l’Homme).

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