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SCLÉROSE latérale amyotrophique: Le sirop d'érable protège les neurones

Actualité publiée il y a 4 années 2 mois 2 semaines
Journal of Agricultural and Food Chemistry

Le sirop d'érable capable d’empêcher le développement de la sclérose latérale amyotrophique ? C’est ce que démontrent, chez le ver C. elegans, deux étudiantes de l’Université de Montréal (UdeM). Les conclusions, présentées dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, font valoir, qu’au-delà du sucre, « bon » pour les neurones, deux antioxydants du sirop canadien apportent des bénéfices neuroprotecteurs.

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Les deux étudiantes ont voulu tester l'effet d'un produit naturel sur une maladie neurodégénérative. Une précédente étude du laboratoire d'Alex Parker à l'UdeM, avait découvert que le sucre empêche l'apparition de la sclérose latérale amyotrophique chez un modèle animal de cette maladie, le ver C. elegans. Les deux étudiantes ont donc eu l'idée de travailler sur le sirop d'érable, au sein du même laboratoire.


Ce vers C. elegans modèle a été génétiquement modifié pour exprimer une protéine impliquée dans la sclérose latérale amyotrophique dans le motoneurone, la TDP-43. À l'âge adulte, soit autour de 12 jours, ses motoneurones dysfonctionnent et à 14 jours, 50 % des vers sont totalement paralysés. L'équipe a donc ajouté, à différentes concentrations, du sirop d'érable au régime des petits vers puis les ont comparés à un groupe témoin alimenté avec un régime standard, sans sirop. A 12 jours, les vers qui avaient consommé la plus forte dose de sirop d'érable étaient beaucoup moins paralysés. Ainsi, un régime enrichi à 4 % de sirop réduit à 17% l'incidence de la paralysie.

Le sirop d'érable protège les neurones et empêche le développement de la sclérose latérale amyotrophique, du moins, chez le vers C. elegans. Le sucre, contenu dans le sirop, est bon pour le système nerveux, expliquent les auteurs. Les neurones malades ont besoin de plus d'énergie pour combattre les protéines toxiques. Mais le sirop d'érable a d'autres qualités : il est riche en polyphénols, de puissants antioxydants qu'on retrouve dans certains aliments. Ici, l'équipe montre que 2 polyphénols en particulier, l'acide gallique et le cathécol, apportent cet effet neuroprotecteur. C'est donc probablement un effet combiné du sucre et des polyphénols qui réduit l'incidence de la maladie chez les vers.

Il reste à développer un concentré de ces antioxydants car, concluent les auteurs, des humains qui prendraient des quantités comparables de sirop d'érable risqueraient de développer des maladies chroniques comme le diabète de type 2 ou l'obésité...Mais c'est un nouvel exemple de l'apport thérapeutique précieux d'aliments naturels pour lutter contre la maladie.

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