SOMMEIL : Ces neurones déclencheurs d’un sommeil profond
Ces travaux du Centre médical Beth Israel Deaconess (Boston) identifient un « commutateur de sommeil » dans cerveau, impliqué de manière subsidiaire dans la régulation de la température corporelle. Des neurones bien particuliers, documentés dans la revue Nature Communications, car lorsqu’ils sont activés, le sujet -ici la souris- est plongé dans un sommeil profond. Une cible donc en puissance, pour traiter les troubles du sommeil.
Il y a environ 20 ans, la même équipe avait déjà suggéré que cet ensemble de cellules nerveuses pouvait jouer un rôle clé dans l’apparition du sommeil. L’équipe récidive avec cette nouvelle recherche, en démontrant sur la souris que ces cellules sont bien essentielles au sommeil normal. C’est en fait le premier test qui vient activer ces cellules, situées dans une région de l'hypothalamus appelée noyau préoptique ventrolatéral (VLPO). Et les chercheurs montrent que l’activation, par laser (lumière) ou médicament (activation chimique), de ces « neurones VLPO », entraîne un sommeil profond.
Ces nouveaux résultats confirment les précédentes découvertes de l’équipe, menée par le Dr Clifford B. Saper, Président du Service de Neurologie du (BIDMC), à savoir que les dommages causés à ces neurones peuvent provoquer l’insomnie. Une recherche en particulier, menée chez des personnes âgées « ayant perdu » leurs neurones VLPO au cours du processus de vieillissement naturel, a montré que ces personnes souffraient d’insomnie.
En « temps normal », ces cellules VLPO sont stimulées 1 à 4 fois par seconde, ce qui provoque le sommeil Si ces cellules sont stimulées plus rapidement, elles finissent par ne pas se déclencher et par cesser de fonctionner. Ainsi, les activer 10 fois par seconde entraîne l’arrêt total de leur fonction. Enfin, l'activation normale des cellules VLPO provoque aussi une chute de la température corporelle, ce qui est logique, puisque la température corporelle baisse légèrement pendant le sommeil, lorsque les neurones VLPO se déclenchent.
Cependant, avec une activation continue, ici chez la souris, la température corporelle chute très bas, jusqu'à 5 ou 6 degrés Celsius. Les auteurs font ici l’hypothèse qu’une activation excessive de ces mêmes neurones pourrait être responsable du sommeil prolongé et de la baisse de la température corporelle chez les animaux qui hibernent…
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