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STRESS au TRAVAIL : Pourquoi c'est pour les enfants aussi qu'il ne faut pas stresser

Actualité publiée il y a 3 mois 3 semaines 4 jours
Journal of Family Psychology
Le stress au travail n’est pas bon pour les parents mais a également un certain nombre de conséquences néfastes sur la santé des enfants (Visuel Adobe Stock 123335469)

Le stress au travail n’est pas bon pour les parents mais a également un certain nombre de conséquences néfastes sur la santé des enfants, rappelle cette équipe de l’Université de l’Illinois : non seulement le stress au travail des parents affecte les repas et les moments partagés en famille mais aussi le développement socio-émotionnel des enfants, selon ces conclusions publiées dans le Journal of Family Psychology.

 

Les repas en famille sont importants pour les parents et les enfants en tant qu’espace de communication, de socialisation et de relations d’attachement. Mais il peut être difficile pour les parents occupés de concilier vie familiale et vie professionnelle. L’équipe de l’Illinois à Urbana-Champaign explore comment le stress professionnel des parents influence leur participation à ces moments familiaux et, par conséquent, le développement socio-émotionnel des enfants.

 

L’un des auteurs principaux, Sehyun Ju, chercheur au Département de développement humain et d'études familiales de l'Université, rappelle que « nous sommes nombreux à lutter pour maintenir l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Mais cela peut s’avérer particulièrement difficile pour les parents qui doivent s’occuper de leurs enfants après une journée de travail stressante. Et lorsqu'il s'agit de foyers, où les 2 parents travaillent, qui représentent 65 % des familles avec enfants aux États-Unis, nous en savons peu sur la manière dont les mères et les pères exercent leur parentalité, sous le stress du travail ».

 

L’étude analyse les données de plus de 1.400 familles à 2 revenus, composées de couples mariés hétérosexuels avec enfants, recueillies lors d’une enquête représentative à l’échelle nationale, visant à suivre le développement des enfants dans les environnements, familial, de garde d’enfants et scolaire, de 9 mois à la maternelle. Les chercheurs se sont concentrés sur l’interaction entre les caractéristiques de l’enfant, les heures de repas en famille et l’insatisfaction professionnelle et financière des parents. L’analyse constate que :

 

  • les enfants de parents stressés au travail plus élevé à l’âge de 2 ans, ont acquis à l’âge de 4-5 ans, des compétences socio-émotionnelles plus faibles, qui s’expriment via des comportements sociaux positifs et négatifs moins marqués,
  • les impacts du stress du ère et de la mère diffèrent sur le développement de l’enfant ;
  • le stress de la mère ou son insatisfaction professionnelle n’a pas ou que peu d’impact sur la fréquence et la tenue des repas en famille ; cependant, le stress maternel apparaît directement associé à une moindre compétence socio-émotionnelle des enfants ;
  • en revanche, le stress du père ou son insatisfaction professionnelle l’entraîne à être moins présent lors des repas avec, pour conséquence, des compétences socio-émotionnelles également plus faibles chez les enfants, aux âges de 4-5 ans.

" Même lorsque la mère renforce sa présence aux repas pour compenser l’absence du père, le développement socio-émotionnel de l’enfant reste impacté de manière négative".

" Cela suggère que les pères ont une influence unique, non remplaçable par celle de la mère ".

 

Quelles implications ? Les futures interventions visant à soutenir les familles devraient aider les deux parents à obtenir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale.

« Permettre aux 2 parents d’être professionnellement moins stressés et plus présents, c’est promouvoir le développement sain de l'enfant ».

« Les mères ont été longtemps considérées comme les principales dispensatrices des soins aux enfants et on s’attendrait à ce qu’elles soient présentes et nourrissent leurs enfants quoi qu’il arrive. L’étude confirme que les pères ont aussi un rôle clé et irremplaçable à jouer ».

 

« Nous devons reconnaître les défis auxquels les familles sont confrontées aujourd’hui pour favoriser la mise en oeuvre de routines cohérentes. Des facteurs extérieurs, tels que l’environnement de travail et la situation financière des parents, affectent les interactions familiales et le développement de l’enfant. Des initiatives visant à fournir un environnement de travail et un soutien communautaire pour favoriser la vie en famille seraient bienvenues ».

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