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TRANSPLANTATION CARDIAQUE chez l’ENFANT : Mieux comprendre son rejet

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 3 jours
Circulation
L'étude met en lumière l’importance du microenvironnement immunitaire des cœurs pédiatriques transplantés (Visuel Adobe Stock 110694913)

Cette étude génomique révolutionnaire, menée par une équipe du Texas Heart Institute (THI) et publiée dans Circulation, une revue de l’American Heat Association (AHA) met en lumière l’importance du microenvironnement immunitaire des cœurs pédiatriques transplantés. Des travaux importants qui ouvrent la voie à stratégies de traitement améliorées et à une augmentation de la longévité des allogreffes cardiaques.

 

La transplantation cardiaque pédiatrique a longtemps été saluée comme une intervention salvatrice pour les enfants souffrant d’insuffisance cardiaque terminale. Bien que la procédure offre de l'espoir, les résultats à long terme pour ces jeunes patients restent souvent sous-optimaux en raison du rejet de l'allogreffe et de l'échec du greffon. Ces chirurgiens cardiaques identifient ici les états cellulaires moléculaires sous-jacents dans les cœurs pédiatriques transplantés, déterminants pour la longévité des allogreffes cardiaques.

 

L’étude est menée sur un ensemble de données unique, comprenant notamment des échantillons de cœur provenant de transplantations cardiaques répétées. En exploitant des techniques de pointe de séquençage d’ARN mononucléaire (snRNA-seq), les chercheurs ont pu approfondir et mieux cerner le microenvironnement inflammatoire du myocarde en cas d’allogreffe cardiaque pédiatrique.

« Notre approche offre un niveau de détail sans précédent »,

précise l’un des auteurs principaux, le Dr James F. Martin, du THI : « Nous avons pu distinguer les cellules immunitaires provenant du donneur de celles du receveur en tirant parti des variantes génétiques naturelles intégrées dans nos données de séquençage. Cela nous aide à acquérir

une compréhension globale de la dynamique de la réponse immunitaire dans les cœurs transplantés ».

Ces travaux révèlent ainsi :

 

  • une toute première description des états de cellules moléculaires dans un cœur pédiatrique transplanté, et cela à une résolution unicellulaire :
  • une perte rapide de macrophages résidant dans les tissus dérivés du donneur, qui sont cruciaux pour l'acceptation du greffon et le succès à long terme de la greffe ;
  • les macrophages dérivés de la circulation du receveur en revanche, peuplent rapidement le cœur peu après la greffe ;
  • ce déséquilibre entre les macrophages dérivés du donneur et ceux du receveur apparaît contribuer de manière significative à l’échec de l’allogreffe.

 

Des implications cliniques significatives :  en ciblant la réponse inflammatoire accrue médiée par les macrophages dérivés du receveur et les cellules tueuses naturelles, il serait possible, suggèrent les scientifiques, de prévenir l'échec précoce du greffon et les épisodes de rejet aigu. De plus, préserver la population de macrophages résidents dans le cœur transplanté pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies d'immunomodulation et améliorer ainsi considérablement la longévité des allogreffes cardiaques pédiatriques.

 

L’un des principaux auteurs, le Dr Turaga ajoute :

« je m'occupe des enfants qui arrivent avec un rejet cardiaque.

Nos thérapies médicales pour traiter le rejet sont encore très limitées. Cette étude constitue une étape majeure vers des thérapies immunitaires ciblées et une médecine de précision ».

 

Cette étude, décrite comme «  révolutionnaire » représente en effet une avancée majeure dans la transplantation cardiaque pédiatrique et met en évidence la puissance des outils génomiques de pointe pour mieux comprendre la physiopathologie du dysfonctionnement des allogreffes.

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