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TRAUMA CÉRÉBRAL : Le test sanguin qui apprécie sa sévérité

Actualité publiée il y a 2 années 4 mois 1 semaine
Scientific Reports
Les traumatismes cérébraux pourraient devenir d'ici 2020 la principale cause mondiale de déficience neurologique

Les traumatismes cérébraux sont la principale cause de décès et d'invalidité chez les jeunes adultes et, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), d'ici 2020, ils pourraient devenir la principale cause mondiale de déficience neurologique dans tous les groupes d'âge. Ces nouveaux biomarqueurs identifiés par une équipe de l’Université de Birmingham vont notamment permettre de développer un test de détection des lésions cérébrales chez les sportifs. Car à ce jour, il n'existe pas de biomarqueurs fiables permettant de diagnostiquer et d’évaluer la sévérité du traumatisme et pour identifier les patients à risque de lésions cérébrales secondaires.

« Le diagnostic précoce et précis des lésions cérébrales traumatiques est l'un des aspects les plus difficiles auxquels sont confrontés les cliniciens », explique l’auteur principal, le Dr Professor Antonio Belli : « Être capable de détecter des composés dans le sang qui aident à préciser la sévérité d'une lésion cérébrale sera d'un grand bénéfice pour les patients et les cliniciens ».

 

Ici, il s’agit de marqueurs inflammatoires, des marqueurs particulièrement adaptés car les traumatismes cérébraux induisent des altérations très précoces de ces protéines inflammatoires. L’équipe de Birmingham a analysé des échantillons de sang de 30 patients blessés, prélevés dans l’heure suivant le trauma, et avant que le patient ne soit admis à l'hôpital. Puis des prélèvements sanguins ont été effectués 4 heures, 12 heures et 72 heures après la blessure et criblés pour des biomarqueurs inflammatoires en corrélation avec la sévérité de la lésion, à partir d’un panel de 92 protéines humaines associées à l'inflammation. Ces analyses ont été comparées à celles d’un groupe témoin de volontaires sains.

3 biomarqueurs inflammatoires sont alors identifiés comme biomarqueurs précoces de traumatisme cérébral : CST5, AXIN1 et TRAIL.

-AXIN1 et TRAIL permettent d’identifier la présence du trauma cérébral dans l’heure qui suit la blessure ;

-CST5 permet d’identifier un traumatisme cérébral sévère dans l’heure qui suit la blessure ;

Ces biomarqueurs vont donc permettre la détection préventive précoce des traumatismes cérébraux, de soutenir la prise de décision clinique et d’assurer un « triage » correct des traumatismes en fonction de leur degré de sévérité.

Réduire les lésions cérébrales secondaires au stade précoce : ce nouveau diagnostic va également permettre aux cliniciens de mettre en œuvre les bonnes stratégies pour réduire les lésions cérébrales secondaires au stade précoce, par exemple en optimisant la transfusion et l’oxygénation ou en évitant les manœuvres qui peuvent augmenter la pression intracrânienne. Les implications sont là, aussi, pour le développement de médicaments, car de nouveaux composés pourraient être administrés immédiatement après le traumatisme. Bref, des données qui vont déclencher un test pré-hospitalier de détection des lésions cérébrales.

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