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VACCIN COVID : Un point sur le risque de myocardite

Actualité publiée il y a 1 mois 3 semaines 3 jours
Annals of Internal Medicine
Les études restent mitigées sur le risque de myocardite associé à la vaccination par vaccin ARNm, en particulier chez les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque cependant toutes s’accordent sur un rapport bénéfice-risque positif de la vaccination (Visuel Adobe Stock 510646888)

Les études restent mitigées sur le risque de myocardite associé à la vaccination par vaccin ARNm, en particulier chez les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque cependant toutes s’accordent sur un rapport bénéfice-risque positif de la vaccination, a fortiori chez ces personnes plus vulnérables. Cette étude épidémiologique, de surveillance en population générale, précise ce risque de myocardite/péricardite après la vaccination par le vaccin ARNm chez les personnes plus jeunes. Ces nouvelles données, publiées dans les Annals of Internal Medicine confirment que l’incidence de cette association reste extrêmement modeste.

 

Ainsi, l’analyse estime que, chez les personnes âgées de 5 à 39 ans et dans les 7 jours de la vaccination, la complication s'est produite :

  • dans 1 cas sur 200.000 après la première dose,
  • 1 cas sur 30.000 après la deuxième dose du schéma vaccinal primaire,
  • 1 cas sur 50.000 doses de rappel vaccinal.

 

Cette incidence varie fortement selon l'âge et le sexe, avec un nombre disproportionné de cas survenant chez les hommes, notamment chez les adolescents après la 2e dose et le premier rappel.

Une incidence plus élevée de la myocardite après le rappel ou 3è dose

  • C’est l’une des principales conclusions de l’analyse, en ligne d’ailleurs avec les données israéliennes(-précisent les chercheurs.

 

L’analyse est menée à partir des données du Vaccine Safety Datalink (VSD), une combinaison de 8 systèmes de soins de santé intégrés avec des dossiers médicaux complets qui effectue une surveillance active en population générale des résultats de la vaccination contre le COVID-19 depuis décembre 2020. Les chercheurs ont donc pu identifier tous les cas de myocardite/péricardite intervenus entre 1 à 98 jours après la vaccination chez les personnes âgées de 5 à 39 ans. Ces cas ont été vérifiés ensuite par l’examen des dossiers médicaux.

 

Les taux d'incidence de myocardite/péricardite observés sur la base du système VSD (voir plus haut) se révèlent plus élevés, en particulier après les premiers rappels, que ceux signalés par le système de surveillance américain Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) mais avec des tendances selon le sexe et les différents groupes d'âge similaires.

 

Les chercheurs notent que le sous-diagnostic de myocardite/péricardite dans cette tranche d'âge, enfant à jeune adulte, est plus susceptible d'être prépandémique que post-vaccination, alors qu’en pleine pandémie, la surveillance était plus rigoureuse. En d’autres termes, l’augmentation des cas de myocardite post-vaccination, estimée à nouveau comme modeste, a pu, de plus, être surestimée.