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VIEILLISSEMENT en BONNE SANTÉ : C’est le résultat de toute une vie

Actualité publiée il y a 1 semaine 13 heures 54 min
Nature Metabolism
La réduction de l'apport alimentaire ne permet plus d'améliorer la santé si elle intervient après un certain âge.

La santé d'une personne âgée dépend de son alimentation, on le sait, mais pour vieillir en bonne santé il faut adhérer, tôt dans la vie à un régime équilibré et à un apport alimentaire raisonnable. Ainsi, cette équipe du Max-Planck-Gesellschaft, montre, chez l’animal, que la réduction de l'apport alimentaire ne permet plus d'améliorer la santé de souris si elle intervient après un certain âge. Ces travaux, présentés dans la revue Nature Metabolism concluent ainsi à l’efficacité des seuls changements de mode de vie intervenus tôt dans la vie, mais aussi à «l’importance de la mémoire nutritionnelle pour un vieillissement en bonne santé ».

 

Il a été démontré qu’une prise alimentaire réduite (ou restriction calorique) aide les animaux et les humains à améliorer leur santé et permet de prolonger la vie. Mais quand faut-il changer de régime pour bénéficier de cet avantage dans la vieillesse ? Cette équipe allemande spécialisée en biologie du vieillissement, montre que la santé des souris s’améliore que si elles commencent à réduire leur apport alimentaire plus tôt- et si elles mangent moins avec l’âge.

Si des souris âgées soumises à une restriction calorique perdent alors du poids, l'activité des gènes dans le tissu adipeux reste similaire à celle des souris qui continuent à manger autant qu'elles le souhaitent

Un mode de vie sain doit être adopté le plus tôt possible dans la vie

Manger moins et sainement, mais quand faut-il commencer ? L’équipe de recherche, menée par Linda Partridge, directrice de l'Institut Max Planck de biologie du vieillissement, a tenté de répondre à la question en mettant au régime des souris plus ou moins jeunes et âgées. Avec différents degrés de succès :

  • Chez les souris très âgées, la réduction de l'apport alimentaire n'a aucun effet bénéfique ; en particulier sur leur durée de vie ;
  • une restriction calorique de 40% dès l'âge adulte permet en revanche de prolonger la vie et de vieillir en bonne santé ; dans ce cadre, un régime enrichi en vitamines et en minéraux est efficace à prévenir la malnutrition ;
  • un apport alimentaire « à volonté » après une restriction calorique, élimine tout effet protecteur à long terme ;

Les chercheurs concluent qu’une réduction de l'apport alimentaire devrait donc être mise en place tôt et maintenue tout au long de la vie pour en récupérer les effets positifs sur la santé à long terme et jusqu’à un âge avancé.

 

Adopter des comportements sains tôt dans la vie est donc le premier message de l’étude, opter pour un comportement plus sain plus tard ne serait probablement pas aussi bénéfique.

 

 

Un effet de mémoire dans les tissus adipeux pourrait expliquer cette réduction drastique des bénéfices lorsque le choix d’un mode de vie sain est plus tardif. L’étude de l'activité des gènes dans différents organes montre, en particulier, que :

  • l'activité des gènes dans le foie s’adapte très rapidement lorsque des souris jeunes sont soumises à une restriction calorique, mais que ce n’est pas le cas chez des souris plus âgées ;
  • si ces souris âgées perdent alors du poids, l'activité des gènes dans le tissu adipeux reste similaire à celle des souris qui continuent à manger autant qu'elles le souhaitent ;
  • leur taux de masse grasse ne change pas autant que chez les souris jeunes.

Cet effet de mémoire affecte principalement les mitochondries, les mini-centrales électriques des cellules, qui jouent un rôle important dans le processus de vieillissement. Si, normalement, une consommation alimentaire réduite entraîne une formation accrue de mitochondries dans les tissus adipeux, ce n'est toujours pas le cas lorsque les souris plus âgées passent au régime hypocalorique. Cette stabilité aux niveaux génétique et métabolique fige en quelque sorte la réduction de la durée de vie de ces animaux.

 

Les chercheurs résument leurs travaux à « l’importance de la mémoire nutritionnelle pour un vieillissement en bonne santé ».

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