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VIEILLISSEMENT, FRAGILITÉ : L'hypotension plus dangereuse que l'hypertension ?

Actualité publiée il y a 4 mois 1 jour 4 heures
Age and Aging
Cette association est particulièrement solide chez les personnes «fragiles», qui présentent un risque de décès accru de 62% au cours des 10 années de suivi

Cette étude de l’Université d’Exeter montre toute l’importance de surveiller sa tension à l’âge mûr en révélant qu’une tension trop basse est liée à une mortalité élevée accrue les personnes âgées en particulier en cas de fragilité. Les conclusions, présentées dans la revue Age and Aging appellent à revoir les lignes directrices internationales sur la pression artérielle.

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Il s’agit en effet d’une étude à grande échelle portant sur pas moins de 415.980 dossiers médicaux électroniques de personnes âgées. Cette analyse intervient après que certains pays aient justement modifié les lignes directrices sur la pression artérielle pour encourager les médecins à prendre toutes les mesures pour réduire la pression artérielle, dans le but d'améliorer les résultats de santé. Cependant, les recherches antérieures n'ont pas pris en compte l'impact sur les personnes âgées fragiles, qui sont souvent exclues des essais cliniques.

Après 75 ans et en cas de fragilité, une pression artérielle basse est associée à un taux de décès accru de 60%

 

L’analyse constate qu’à l’âge de 75 ans ou plus, une pression artérielle basse soit inférieure à 130/80 est associée à un taux de mortalité accru -durant la période de suivi-, par rapport à une pression artérielle normale. Cette association est particulièrement solide chez les personnes «fragiles», qui présentent un risque de décès accru de 62% au cours des 10 années de suivi. Bien que l'hypertension artérielle plus élevée augmente le risque d'incidents cardiovasculaires, tels que les crises cardiaques, elle n'est pas liée à une mortalité plus élevée chez les adultes fragiles de plus de 75 ans.

 

Revoir les directives ? L’auteur principal, le Dr Jane Masoli, gériatre, commente ces résultats : « Sur le plan international, les directives évoluent vers des objectifs de tension artérielle réduits, mais nos résultats indiquent qu'ils pourraient ne pas être adaptés aux personnes âgées fragiles. Nous avons besoin de plus de recherches pour déterminer si un contrôle agressif de la pression artérielle est sûr chez les personnes âgées et de préciser chez quels groupes de patients, il peut être bénéfique ».

 

On sait que le traitement de la pression artérielle aide à prévenir les accidents vasculaires cérébraux et les crises cardiaques et il ne s’agit pas d’arrêter son traitement sans avis médical. Cependant, cette étude appelle à revalider les directives, en particulier chez les sujets âgés et fragiles.

 

Dans un commentaire, le Pr David Paterson, professeur de physiologie à l'Université d'Oxford appuie les conclusions des auteurs : « Il s'agit d'une étude d'observation à grande échelle, qui établit une association importante entre la pression artérielle et la mortalité chez les personnes âgées fragiles, et remet en question ce qui est « normal » lors du traitement de la pression artérielle (…) La recherche physiologique fondamentale doit établir si l'autorégulation du flux sanguin vers les organes essentiels comme le cœur, le cerveau et les reins est modifiée chez les personnes âgées, car le corps a un système de contrôle intégré pour maintenir le flux sanguin constant vers ces zones sur une plage des pressions de perfusion. L'hypotension artérielle est aussi dangereuse que l'hypertension, et il devient clair que ce qui est normal peut dépendre de l'âge ».

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