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VIH et COUPLES SÉRODISCORDANTS: Charge virale indétectable et risque de transmission réduit

Actualité publiée il y a 3 années 4 mois 3 semaines
JAMA

Il n’y a pas de meilleure évaluation de l'efficacité du traitement antirétroviral (TARV) en prévention de la transmission au sein du couple que la mesure du risque absolu par rapports sexuels sans préservatif. C’est exactement la méthodologie de cette étude de l’University College London qui montre tout l’intérêt du TARV : le risque de transmission semble quasi-nul lorsque la charge virale du partenaire séropositif a été réduite, par TARV, au point d’être indétectable. Des conclusions, présentées dans le JAMA, qui suggèrent qu’au bout d’une certaine durée -qui reste encore à déterminer-la suppression virologique chez le partenaire infecté pourrait apporter une certaine sécurité au sein du couple, que ce soit pour le sexe vaginal ou anal.

L'étude réalisée sur 75 sites cliniques dans 14 pays européens a suivi durant 1,3 ans, 1.166 partenaires de couples sérodiscordants, hétérosexuels (62%) et d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH : 38%), et ayant déclaré des rapports sexuels non protégés. Au sein de chaque couple, le partenaire séropositif prenait le TARV. L'étude montre l'absence quasitotale de transmission lorsque le partenaire séropositif présente une charge virale de copies d'ARN VIH-1 <200 copies / mL.


· 11 partenaires séronégatifs sont devenus séropositifs (10 partenaires de couples d'HSH et 1 partenaire de couple hétérosexuel, mais parmi ces participants, 8 ont rapporté des relations sexuelles avec d'autres partenaires et, le virus identifié s'est avéré phylogénétiquement différent de celui du partenaire habituel.

· Au global, le taux de transmission est proche de 0 lorsque la charge virale du partenaire infecté est <<200 copies / mL.

Confirmer ces données sur plusieurs années : Cependant, les auteurs précisent que, même dans le cas où la charge virale du partenaire séropositif est non détectable, compte-tenu des limites de confiance de l'étude, le risque de transmission cumulé sur plusieurs années ne peut être totalement exclu, en particulier pour le sexe anal. L'étude apporte néanmoins des preuves d'efficacité précieuses du TARV en prévention de la transmission au sein des couple sérodiscordants, en particulier hétérosexuels. Il faudra donc encore, concluent les auteurs confirmer ces données sur une durée de suivi prolongée.

Des cliniciens aux patients : Les cliniciens, indiquent les auteurs peuvent informer leurs patients qui souhaitent « régulièrement ou par intermittence ne pas utiliser des préservatifs avec un partenaire régulier, infecté par le VIH, que le risque de transmission du VIH semble faible dans le cadre d'un protocole de suppression virale continu, en soulignant que la durée durant laquelle l'infection doit être « virologiquement supprimée » pour atteindre une protection optimale est inconnue ».

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