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ZIKA et MICROCÉPHALIE: Comment le virus ronge le cerveau

Actualité publiée il y a 3 années 7 mois 6 jours
Science

Au 7 avril, 359 cas d’infection au virus Zika ont été importés en UE, dont 23 chez des femmes enceintes, le virus « circule » dans 48 pays et territoires, et le nombre de cas recensés dépasse les 25.000. Le Brésil à lui-seul accuse près de 7.000 cas de microcéphalie et / ou de troubles ou malformations du système nerveux central (SNC) et plus de 220 décès d'enfants associés à l’infection et ses complications neurologiques. Cette étude brésilienne, qui documente, dans la revue Science, les effets du virus dans de "mini-cerveaux" (minibrains) humains permet d’avancer, un peu, dans l’étiologie et la compréhension du processus infectieux.

Les chercheurs brésiliens du D'Or Institute for Research and Education (IDOR) et de l'Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) ont étudié les effets du virus ZIKA sur des lignées de cellules souches neurales humaines. On connaît mieux aujourd'hui le lien entre le virus Zika et les malformations du système nerveux central : ainsi la relation entre l'infection au virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré a récemment d'être documentée et une étude de la Johns Hopkins Medicine a également décrypté le lien entre Zika chez la mère et la microcéphalie chez l'enfant à partir de cellules souches cultivées en laboratoire. Cette nouvelle étude va permettre de mieux cerner l'étiologie de ces microcéphalies.


L'équipe, dirigée par le Dr Stevens Rehen a différencié des cellules souches pluripotentes induites (iPSC), en cellules souches neurales, en neurosphères (des regroupements de cellules de forme sphérique) et organites (composants cellulaires). L'équipe observe alors que l'infection à réduit de 40% la croissance des cellules souches neurales, des neurosphères et des organites et entraîne leur apoptose.

Des résultats conformes avec la précédente étude du John Hopkins qui constate la mort d'un grand nombre de cellules infectées, une expression perturbée des gènes qui régulent la division cellulaire, ce qui suggère que les nouvelles cellules ne peuvent pas se développer normalement.

Deux études récentes qui confirment donc une sensibilité extrême des cellules neurales au virus.

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