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ZOONOSE : Escherichia albertii, le pathogène émergent qui cause des épidémies de diarrhée

Actualité publiée il y a 6 heures 13 min 3 sec
Microbiology and Molecular Biology Reviews
Cette recherche décrypte les voies de transmission de cette bactérie encore négligée, Escherichia albertii, de l’animal à l’homme (Visuel Adobe Stock 1541687513)

Cette recherche menée à l’Osaka Metropolitan University, décrypte les voies de transmission de cette bactérie encore négligée, Escherichia albertii, de l’animal à l’homme. Ce pathogène zoonotique, présenté dans les Microbiology and Molecular Biology Reviews, retrouvé principalement chez les mammifères et les oiseaux, et qui peut entraîner, à l’instar d’Escherichia coli entéropathogène, des épidémies de diarrhée, mérite des recherches supplémentaires, pour une meilleure compréhension et une meilleure prévention.

 

Escherichia albertii, initialement identifiée par une bandelette biochimique existante (API 20E), a été isolée pour la première fois chez un nourrisson souffrant de diarrhée au Bangladesh en 1989. Ce n’est que plus tard que la bactérie, en raison de similitudes biochimiques et génétiques a été classifiée comme appartenant au genre Escherichia. Comme E. coli, E. albertii possède de nombreux attributs pathogènes, dont un élément clé : sa capacité à induire des lésions d’attachement et d’effacement dans la muqueuse intestinale. Ce processus est médié par des gènes situés sur un îlot de pathogénicité.

De nombreuses inconnues subsistent

L’étude vise à combler ces lacunes, via une revue de la littérature et à proposer des axes pour les recherches futures. Les chercheurs ont notamment examiné certains cas initialement rapportés d’Escherichia coli entéropathogène (EPEC), d’E. coli entérohémorragique (EHEC), de Shigella boydii O13 et d’E. coli productrice de toxine distendante cyto-létale II (CTEC-II), ultérieurement identifiés comme causés par E. albertii. E.

 

Quels réservoirs de la bactérie ? Ce pathogène a également été associé à la mortalité d'oiseaux dont des poulets, de mammifères, dont des ratons laveurs, ces animaux semblant constituer d'importants réservoirs d'E. albertii, ce qui suggère que ce pathogène est une zoonose émergente.

 

Quelles méthodes de détection ? Des modes de détection spécifiques ainsi que des milieux de culture sélectifs et différentiels pour E. albertii ont été mis au point à des fins de diagnostic. Le séquençage de plusieurs isolats d'E. albertii a révélé des caractéristiques clés de l'organisme, cependant des recherches supplémentaires sont nécessaires pour une meilleure compréhension de ce pathogène.

 

Ces données doivent sensibiliser à cette zoonose émergente et inciter les réseaux d’analyse et de surveillance à renforcer les dispositifs de suivi de la bactérie.

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