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ADDICTION: Les envies addictives restent détectables post-mortem

Actualité publiée il y a 3 années 4 mois 1 semaine
Journal of Addiction Research & Therapy

Un gène, FosB, présent dans le centre de récompense du cerveau mais de manière modifiée chez les personnes atteintes d'une dépendance chronique comme l'héroïnomanie par exemple, va laisser cette empreinte « indélébile » dans le cerveau. L’usage ou la consommation régulière de la substance va stabiliser en effet la protéine modifiée dont la présence devient ainsi plus stable et plus pérenne, et même plusieurs semaines après l’arrêt d’usage éventuel de la substance. En bref, l'envie pour ce stimulus de la récompense persiste et, de façon surprenante, peut encore être détecté après la mort.

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FosB est un facteur de transcription dans le cerveau qui, avec d'autres molécules, est impliqué dans la transduction du signal c'est-à-dire dans la transmission des stimuli aux cellules et dans l'activation ou désactivation de certains gènes. Avec l'approvisionnement constant en substances, de type héroïne par ex., FosB se transforme en DeltaFosB, une protéine qui va induire des changements structurels (plasticité neuronale) dans le cerveau en particulier dans la zone impliquée dans la formation de la mémoire.


Une véritable mémoire de la dépendance : des effets de ce stimulus chronique qui peuvent même être identifiés post-mortem tels une véritable « mémoire de dépendance », explique l'auteur, Monika Seltenhammer, expert en médecine légale de MedUni à Vienne. Son étude le confirme par examen des échantillons de tissus du noyau accumbens de 15 patients héroïnomanes décédés. Par méthodes de détection ultra-sensible, son équipe montre que DeltaFosB reste toujours détectable 9 jours après la mort.

Une implication pour le traitement et la prise en charge des personnes dépendantes aux opiacés en particulier : « Si ce besoin lié à la dépendance persiste dans le cerveau pendant des mois, Il est très important de fournir un suivi et un soutien psychologique très prolongés. Ensuite, il s'agira de « regarder » si et si oui, comment, l'activation de DeltaFosB peut être inhibée et comment exploiter cette nouvelle cible prometteuse pour empêcher l'apparition d'un comportement addictif.

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