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ÂGE, ACTIVITÉ et qualité de vie, un trio gagnant

Actualité publiée il y a 5 mois 2 semaines 5 jours
Health and Quality of Life Outcomes
« Il n’y a pas de secret » : les personnes âgées qui restent plus actives ont une meilleure qualité de vie (Visuel Adobe Stock 24046743)

« Il n’y a pas de secret » : les personnes âgées qui restent plus actives ont une meilleure qualité de vie, confirme cette étude menée à l’Université de Cambridge, qui conclut, dans l’autre sens qu’une réduction du temps passé à une activité physique, notamment après l’âge de 60 ans, est liée à une qualité de vie réduite. L’étude, publiée dans la revue Health and Quality of Life Outcomes, met en évidence la nécessité d'encourager les personnes âgées à rester actives, par le développement d’interventions communautaires adaptées.

 

L'activité physique, en particulier lorsqu'elle est d'intensité modérée et augmente la fréquence cardiaque, est documentée aujourd’hui comme incontournable pour le contrôle du risque de plusieurs maladies chroniques, notamment les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et le cancer. La pratique d’une activité physique adaptée, même à l’âge mûr, permet un vieillissement en bonne santé : les directives recommandent ainsi la pratique d’au moins 150 minutes d'activité d'intensité modérée ou 75 minutes d'activité d'intensité vigoureuse par semaine. Il est également recommandé aux personnes âgées d’entrecouper les périodes prolongées de sédentarité par une séquence d’activité légère lorsque cela est physiquement possible. Se mettre debout et faire quelques pas, présente déjà des avantages pour la santé des personnes âgées.

 

L’étude a pris en compte les niveaux d'activité de 1433 participants âgés de 60 ans et plus équipés d'accéléromètres, participant à la cohorte EPIC (European Prospective Investigation into Cancer) et suivis durant 6 ans. Les chercheurs ont rapproché ces données de la qualité de vie liée à la santé, une mesure de la santé et du bien-être qui comprend la douleur, la capacité à prendre soin de soi et à « fonctionner » normalement et les niveaux d’anxiété et l'humeur. Les participants ont reçu un score compris entre 0 (pire qualité de vie) et 1 (meilleure) en fonction de leurs réponses à un questionnaire standard. Les auteurs précisent que des scores de qualité de vie inférieurs sont liés à un risque accru d'hospitalisation, à de moins bons résultats après une intervention ou une hospitalisation et au risque de décès précoce. L’analyse révèle que :

 

  • en moyenne, 6 ans après leur première évaluation, les participants pratiquaient environ 24 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse de moins par jour ;
  • en moyenne, 6 ans après leur première évaluation, les participants avaient augmenté leur temps total de sédentarité en moyenne d'environ 33 minutes par jour pour les hommes et d'environ 38 minutes par jour pour les femmes ;
  • les participants pratiquant une activité physique plus modérée à vigoureuse et les moins sédentaires lors de la première évaluation bénéficient, en moyenne, d’une meilleure qualité de vie par la suite ;
  • chaque heure supplémentaire d’activité par jour est associée à un score de qualité de vie supérieur de 2 % ;
  • chaque minute de moins d'activité physique modérée à vigoureuse par jour, 6 ans après la première évaluation, est associée à une réduction de 3 % du score de qualité de vie : cela signifie en clair qu’une personne âgée qui réduit son activité physique de 15 minutes par jour, voit son score de qualité de vie chuter de 45 % ;
  • l'augmentation de la sédentarité est, à l’identique, associée à une moins bonne qualité de vie : à chaque minute par jour d'augmentation du temps total de sédentarité 6 ans après la première mesure est associée une baisse du score de qualité de vie de 1,2 % : cela signifie en clair qu'une personne âgée qui passe 15 minutes de plus par jour assise, voit son score de qualité de vie chuter de 18 % ;
  • enfin, les auteurs rappellent, qu’une amélioration de 0,1 point du score de qualité de vie est associée à une réduction de 6,9 % des décès précoces et à une réduction de 4,2 % du risque d'hospitalisation.

 

L’auteur principal, le Dr Dharani Yerrakalva du Département de santé publique et de soins primaires de l'Université de Cambridge commente ces données : « Rester actif et limiter la station assise prolongée est une mesure de base, quelle que soit l'étape de la vie. Avec une importance encore plus marquée, plus tard dans la vie, car respecter cette mesure de base permet alors des améliorations notables de la qualité de vie et du bien-être physique et mental ».

 

Un lien de causalité ?  Si l’étude conclut à une association, dose-dépendante, les chercheurs se disent cependant confiants sur la relation de cause à effets. En effet ces résultats sont non seulement en ligne avec ceux de nombreuses études, mais les participants étaient aussi équipés d’accéléromètres, ce qui garantit la précision des données d’activité et de sédentarité.

 

« Il existe plusieurs façons dont l'amélioration de nos comportements physiques pourrait aider à maintenir une meilleure qualité de vie : plus d'activité physique réduit la dépression et l'anxiété, apaise la douleur dans des conditions courantes telles que l'arthrose, améliore la force musculaire, et donc l’autonomie et la capacité à prendre soin de soi ».

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