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ALIMENTATION : Du fer cérébral dépend la fonction neuronale

Actualité publiée il y a 3 semaines 4 jours 16 heures
Neurobiology of Aging
Pas trop de fer dans l’alimentation, grâce à des apports alimentaires en nutriments spécifiques, permet le maintien d’une meilleure cognition chez les personnes âgées (Visuel Adobe Stock 296379923)

Pas trop de fer dans l’alimentation, grâce à des apports alimentaires en nutriments spécifiques, permet le maintien d’une meilleure cognition chez les personnes âgées, soulignent ces chercheurs cliniciens de l'Université du Kentucky : en synthèse, un apport alimentaire sain s’avère associé à une diminution du fer dans le cerveau et une meilleure cognition. La preuve par l’IRM est apportée ici dans la revue Neurobiology of Aging.

 

L'équilibre du fer non hémique est donc un facteur clé pour une fonction neuronale optimale. L'excès de fer cérébral non hémique a déjà été associé à des maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques (SEP) et la maladie d'Alzheimer, soulignent les chercheurs dans leur communiqué. Des niveaux élevés de fer cérébral peuvent également être observés dans le vieillissement normal, où ils sont corrélés à de mauvaises performances cognitives.

L’importance de l'équilibre du fer non hémique

Une question clé est de savoir si les augmentations liées à l'âge du fer cérébral et les déclins cognitifs associés peuvent être ralentis par des facteurs environnementaux, tels qu'une alimentation saine et « sur mesure ».  C’est ce qu’a regardé cette équipe de recherche qui évalue ici, via différentes méthodes, la relation entre l'apport nutritionnel, le fer cérébral et les performances cognitives chez un groupe de participants en bonne santé âgés de 61 à 86 ans.

 

Les chercheurs ont évalué chez les participants les performances de la mémoire de travail, ont pris en compte les données nutritionnelles et mesuré par IRM in vivo (QSM : Cartographie quantitative de la sensibilité) la concentration en fer dans le tissu cérébral. L’analyse de toutes ces données révèle que :

 

  • l'avancée en âge est associée à des niveaux plus élevés de concentration cérébrale en fer et à une moins bonne performance de la mémoire de travail ;
  • les participants ayant un apport alimentaire élevé en nutriments présents couramment dans les noix, le soja, les huiles d'olive et le poisson (comme la vitamine E, la lysine, les oméga-3 DHA et les AGPI LA oméga-6) présentent des niveaux inférieurs de fer cérébral et une meilleure performance de mémoire de travail que prévu pour leur âge.

 

Pas trop de fer dans le cerveau ! Ces résultats suggèrent que ces nutriments peuvent offrir une protection contre l'accumulation de fer dans le cerveau et le déclin cognitif chez les personnes âgées, résume Valentinos Zachariou, auteur principal de l’étude et chercheur en neurosciences. Ces données incitent à mener d’autres essais cliniques afin de déterminer quelle nutrition spécifique peut ralentir l'accumulation de fer dans le cerveau chez les personnes âgées, ajoute le Dr Brian Gold, professeur de neurosciences et co-auteur principal de l'étude.

 

On retiendra que bon nombre de ces nutriments sont présents en forte concentration dans un régime de type méditerranéen, un type de régime bien documenté également pour de nombreux autres bénéfices pour la santé.

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