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ALIMENTATION et CANCER : Même avec un poids de santé, la malbouffe accroît de risque

Actualité publiée il y a 2 années 1 mois 4 semaines
Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics
Les femmes qui optent pour la malbouffe et même si elles ne sont pas en surpoids, augmentent leur risque de cancers

Le lien entre obésité et risque de cancers est aujourd’hui largement démontré. L’obésité a été notamment associée à plus d’agressivité et un risque plus élevé de récidive des cancers. Enfin, l’incidence aujourd’hui mieux cernée des cancers liés à l'obésité est à la hausse. Cette étude américaine va plus loin : elle montre que les femmes qui optent pour la malbouffe et même si elles ne sont pas en surpoids, augmentent leur risque de cancers. Au-delà du surpoids et de l’obésité, ces conclusions, présentées dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, suggèrent l’équilibre nutritionnel comme un facteur indépendant de risque de cancer.

La recherche a porté précisément sur l'alimentation de femmes ménopausées dans les années 1990, suivies pour leur risque de cancer, sur une quinzaine d'années. Elle montre qu’une alimentation riche en aliments énergétiques denses accroît le risque de cancer chez ces femmes, et en particulier chez celles qui présentent un poids santé ou IMC compris entre 18,5 et 24,9. un poids santé ne protège pas nécessairement contre le risque de cancer.

 

Les chercheurs du Mel and Enid Zuckerman College of Public Health, de l'Université de l'Arizona, de l'Iowa, de Purdue, du Collège de médecine Albert Einstein, du Kaiser Permanente Center for Health Research, du Harbour-UCLA Medical Center et de L'Université de Californie ont recueilli les données de 92.295 femmes participant à la cohorte Women's Health Initiative (WHI), une étude longitudinale impliquant des femmes post-ménopausées et en bonne santé, âgées entre 50 et 79 ans. L’analyse a évalué l’association entre un régime énergétique dense et l’incidence d’un cancer sur une période de suivi moyenne de 15 ans. La densité alimentaire a été calculée en divisant l'apport énergétique quotidien (en Kcal) des aliments (sans les boissons) par le volume ingéré et le poids des aliments. Les cancers liés à l'obésité sont ceux documentés par le rapport de l'Institut américain de recherche sur le cancer, en particulier les cancers du sein, colorectaux et rénaux. L'analyse a pris également en compte les facteurs de confusion possibles, dont l’âge, l’origine ethnique, le statut socioéconomique, le tabagisme et autres facteurs de mode de vie. Au cours du suivi, 9.565 participantes ont été diagnostiquées avec un cancer. L’analyse montre que :

-le risque de cancer lié à l'obésité est de 10% plus élevé chez les femmes qui consomment un régime à forte densité énergétique (vs à faible densité) ;

-après prise en compte des facteurs de confusion, les régimes énergétiques denses ne sont en revanche pas significativement associés à chaque type de cancer au niveau individuel ;

-seules les femmes ayant un poids normal (IMC <25) ont une association positive entre les régimes énergétiques denses et les cancers considérés comme liés à l'obésité. Ainsi les participantes suivant un régime alimentaire à densité classée dans les 3 premiers quintiles les plus élevés, ont, par ordre décroissant, un risque accru de 12, 18 et 10% de cancers considérés comme liés à l’obésité.

 

 

Ainsi, même chez des femmes de poids normal et en bonne santé, une densité énergétique alimentaire peut être un facteur contributif d’incidence de cancers liés à l'obésité. Or la densité énergétique d’un régime alimentaire est bien sûr modifiable et quoiqu’il en soit, consommer beaucoup d'aliments énergétiques denses n'est pas recommandé car c’est à terme un facteur de surpoids.

 

Le message est donc de non seulement maintenir un poids de santé mais d’opter pour une alimentation saine et équilibrée.

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