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AUTISME: Des différences cérébrales subtiles identifiées chez les hommes atteints

Actualité publiée il y a 3 années 7 mois 3 semaines
Brain

Ces chercheurs du King College de Londres ajoutent aux marqueurs cérébraux du trouble du spectre autistique, ici chez des hommes adultes. Ces marqueurs, identifiés à l'imagerie en tenseur de diffusion, une technique d’IRM, contribuent à expliquer pourquoi les symptômes persistent à l'âge adulte chez certains patients autistes. De nouvelles données, présentées dans la revue Brain, précieuses pour le diagnostic et pour mieux comprendre l’évolution avec l’âge de ce trouble, qui touche environ 1 personne sur 80.

L'étude a comparé via imagerie du tenseur de diffusion (DTI), les réseaux de la substance blanche (visuel de gauche) chez 61 adultes atteints de TSA et 61 témoins, exempts de TSA. La substance blanche est constituée de grands faisceaux de cellules nerveuses qui relient les différentes zones du cerveau et permettent leur communication. L'analyse révèle, · - des différences de connexions cérébrales dans le lobe frontal (en rouge sur visuel de droite), une partie du cerveau cruciale pour le développement des compétences linguistiques et l'interaction sociale.


· - Précisément, ces hommes un développement anormal des connexions de la substance blanche dans l'hémisphère gauche du cerveau, impliqué dans la production de la parole.

· - Ces modifications sont particulièrement importantes chez les patients présentant une écholalie différée (c'est-à-dire une propension à la répétition « à retardement »).

· - Globalement, chez les patients atteints, la matière blanche apparaît « sous-développée » dans le faisceau unciforme gauche, qui joue un rôle important dans la reconnaissance des visages et le traitement des émotions.

Des différences persistantes mais peut-être réversibles : Cette observation de la substance blanche chez ces patients apporte ainsi des données clés qui permettent également de dresser un tableau précis de la façon dont les différentes parties du cerveau se développent pendant les périodes critiques de l'enfance.

· Ainsi, des différences cérébrales subtiles identifiées chez des patients qui à un très jeune âge avaient déjà de graves problèmes de communication et d'interaction sociale, semblent persister à l'âge adulte, même si les patients ont appris, depuis, à mieux faire face aux difficultés associées dans la vie quotidienne.

· Cependant « ces différences très subtiles semblent réversibles », suggèrent les auteurs. Car il devrait, grâce à ces techniques d‘imagerie, être un jour possible de stimuler le développement de ces connexions cérébrales défectueuses, ou de surveiller la réponse au traitement.

Enfin, il semble intéressant de tenter de reproduire ces résultats sur les femmes et les enfants, même si les femmes sont moins touchées par l'autisme.

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