CANCER de la PROSTATE : Que deviennent les patients sous surveillance active ?
C’est l’une des premières études, menée par une équipe du Fred Hutchinson Cancer Center (Seattle, Washington) et de l’Université de Washington, à proposer un bilan des résultats à long terme chez les patients sous surveillance active en raison d’un diagnostic de cancer de la prostate peu agressif et peu évolutif. Avec des conclusions très positives sur le protocole de surveillance active : moins de 2 % de ces patients ont développé une maladie métastatique et moins de 1 % sont décédés des suites de leur cancer.
L’étude, de cohorte multicentrique, la « Canary Prostate Active Surveillance Study » (PASS) a suivi 2.155 patients sur plus de 7 ans, atteints d'un cancer de la prostate à pronostic favorable et sans traitement préalable. L’analyse révèle que :
-
10 ans après le diagnostic, 49 % des patients étaient toujours sans progression ni traitement ;
- moins de 2 % (1,4 %) avaient développé une maladie métastatique ;
- moins de 1 % (0,1 %) sont décédés des suites de leur maladie.
- une progression ultérieure et un traitement au cours de la surveillance ne s’avèrent pas non plus associés à de pires résultats ;
- aucune différence significative en termes d'effets indésirables n’est relevée chez les patients traités au cours des 2 premières années de surveillance vs ceux traités plus tard.
Ainsi, 10 ans après le diagnostic, 1 patient sur 2 est toujours sans progression ni traitement, moins de 2 % ont développé une maladie métastatique et moins de 1 % sont décédés des suites de leur maladie.
Des données actualisées qui valident la surveillance active comme une stratégie de prise en charge efficace pour ces patients diagnostiqués avec un cancer de la prostate « favorable ».
« Une découverte importante est que les effets indésirables tels que la récidive ou les métastases ne sont pas plus prononcés chez les patients traités après plusieurs années de surveillance. Nous espérons que ces données vont encourager l’acceptation nationale d’une surveillance active plutôt que le traitement immédiat du cancer de la prostate peu agressif ».
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