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CANCER de l'OVAIRE: Pourquoi la toilette intime doit rester légère

Actualité publiée il y a 4 années 5 mois 2 semaines
Epidemiology

Alors que les soins d’hygiène sont partie prenante des protocoles de soin, il existe peu de recommandations sur les soins d’hygiène au quotidien et peu d’études alertent sur les effets indésirables possibles avec certains produits ou certains gestes. En revanche, de nombreuses recherches ont porté sur les risques, dont l’effet cancérigène, associés aux composés toxiques ou perturbateurs présents dans certains produits d’hygiène et de soin, comme les phtalates, le bisphénol A (conditionnements) ou les parabènes. Cette étude, présentée dans la revue Epidemiology, suggère un risque encore méconnu, celui de cancer de l’ovaire, avec les « douches vaginales » régulières.

Si l'hygiène vaginale est importante, le vagin est un organe conçu pour assurer sa propre hygiène, à l'aide de ses sécrétions naturelles, rappellent en préambule, ces chercheurs du National Institute of Environmental Health Sciences (US), avant de démontrer que les femmes qui pratiquent la douche vaginale ont à terme un risque multiplié par 2 de cancer de l'ovaire. En effet, la douche va éliminer ces fluides naturels protecteurs, ce qui peut augmenter le risque d'infections. Ensuite, il existe des préoccupations liées aux composés chimiques présents dans certains produits d'hygiène intime, qui peuvent perturber l'équilibre hormonal de l'appareil génital et augmenter ainsi le risque de cancer de l'ovaire. Le talc génital, par exemple, en pénétrant dans le tractus génital supérieur, peut entraîner ou favoriser le risque de cancer de l'ovaire, a déjà révélé une étude récente, de l'hôpital Brigham and Women, publiée dans la même revue.


L'étude a suivi sur plus de 6 ans, 41.654 femmes -participant au départ à une cohorte impliquant des sœurs et portant sur les facteurs de risque de cancer du sein- âgées de 35 à 74 ans. Les femmes ont renseigné par questionnaire leurs pratiques et l'utilisation de produits d'hygiène intime dans l'année précédente. En fin d'étude, les chercheurs ont analysé les données d'incidence du cancer de l'ovaire. Les taux de risque ont été calculés après prise en compte des facteurs de confusion possibles, dont le statut ménopausique, la durée d'utilisation de contraceptifs oraux, et l'indice de masse corporelle (IMC).

· 154 participants ont signalé un diagnostic de cancer de l'ovaire durant le suivi de l'étude.

· La pratique de la douche vaginale est rapportée chez 20% des participantes avec diagnostic de cancer et 13% des participantes sans cancer,

· La pratique de la douche vaginale est associée à un risque accru de cancer de l'ovaire de 80%.

· L'utilisation de talc est retrouvée chez 12% des femmes ayant développé un cancer de l'ovaire et 14% des participantes sans cancer,

· Cela suggère l'absence d'association statistiquement significative entre l'utilisation du talc et le cancer de l'ovaire.

Ainsi, la toilette intime doit éviter la douche vaginale et l'utilisation de produits irritants. Ainsi, les savons parfumés, gels et antiseptiques sont à éviter, car ils peuvent affecter l'équilibre bactérien, le pH et favoriser une irritation. Rappelons également que l'Agence internationale de recherche sur le cancer a classé le talc génital comme cancérogène possible.

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