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CANCER du CERVEAU : La nanocapsule thérapeutique qui passe la barrière hémato-encéphalique

Actualité publiée il y a 1 mois 2 jours 5 heures
Nature Biomedical Engineering
Cette nanocapsule est capable de cibler et d’atteindre un cancer qui s'est propagé au système nerveux central

Cette nanocapsule, développée par une équipe de l’University of California - Los Angeles (UCLA) est capable de cibler et d’atteindre un cancer qui s'est propagé au système nerveux central (SNC). Cette preuve de concept présentée dans la revue Nature Biomedical Engineering, et apportée chez l’animal, permet d’espérer de délivrer, au SNC, des médicaments déjà approuvés par la FDA pour traiter les cancers déjà propagés.

 

Car ce type de cancer qui s'est propagé au système nerveux central est notoirement difficile à traiter. Ce nouveau système d’administration capable de franchir la barrière hémato-encéphalique pour toucher et traiter ce type de cancer ouvre donc un immense espoir, alors qu’environ 15% à 40% de tous les cancers se propagent au système nerveux. De plus, la recherche, à ce stade menée sur des souris, montre qu’une seule dose de médicaments anticancéreux dans cette capsule à l'échelle nanométrique permet -chez l'animal- d'éliminer tous les lymphomes à cellules B qui ont métastasés dans le système nerveux central.

Une seule nanocapsule suffit à éliminer tous les lymphomes à cellules B du SNC

En pratique clinique, il existe en effet peu d’options de traitement pour ces cancers et ces options ne fonctionnent que chez un petit nombre de patients. Une des raisons pour lesquelles les traitements sont inefficaces est que la barrière hémato-encéphalique, un système de défense naturel qui empêche les agents nocifs de pénétrer dans le cerveau, bloque de nombreuses molécules thérapeutiques, les empêchant ainsi d’atteindre le cancer propagé au SNC.

 

Il s’agissait donc de trouver un vecteur de médicaments anticancéreux capable de franchir la barrière : les scientifiques proposent cette capsule d’environ un nanomètre (un milliardième de mètre) soit de diamètre 100.000 fois plus petit que l’épaisseur d’une feuille de papier. La capsule est recouverte d’une substance appelée 2-méthacryloyloxyéthyle phosphorylcholine qui lui permet de franchir la barrière hémato-encéphalique. Enfin, la capsule est conçue pour libérer des anticorps une fois à proximité des cellules cancéreuses. Chargée ici de rituximab, un anticancéreux et administrée à des souris modèles de lymphome à cellules B humaines métastasé dans le SNC, une capsule permet d'éliminer tous les lymphomes à cellules B qui se sont propagés.

 

Des essais cliniques doivent encore valider ces résultats, mais si c’était le cas, la capsule constituerait un vecteur précieux pour délivrer des médicaments déjà approuvés pour traiter les cancers propagés au SNC, non seulement pour traiter les cancers qui se métastasent dans le SNC (cancer du sein, cancer du poumon à petites cellules et mélanome) mais également les tumeurs primitives du cerveau voire d’autres maladies du cerveau.

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