Découvrez nos réseaux sociaux
Actualités

CANCER du SEIN : Le microbiome intestinal médie la cardiotoxicité du traitement

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 6 jours
ESC Cardio-Oncology 2025
Le microbiome des patientes atteintes d'un cancer du sein pourrait être la clé pour éviter les effets secondaires cardiaques néfastes des traitements anticancéreux (Visuel Adobe Stock 334934694)

Le microbiome des patientes atteintes d'un cancer du sein pourrait être la clé pour éviter les effets secondaires cardiaques néfastes des traitements anticancéreux, conclut cette étude présentée lors du Congrès 2025 ESC Cardio-Oncology. Avec des implications pratiques : un microbiome sain avant la chimiothérapie pourrait contribuer à protéger les patientes atteintes de ce cancer contre les lésions cardiaques, ou cardiotoxicité, résultant des traitements anticancéreux.

 

Les lésions cardiaques, ou cardiotoxicité, sont un effet secondaire relativement fréquent de nombreux traitements contre le cancer, y compris la chimiothérapie. À mesure que les traitements du cancer du sein s'améliorent et que de plus en plus de patients guérissent, un nombre croissant de patients subissent les effets secondaires à long terme du traitement.

 

Précisément certaines bactéries spécifiques du microbiome intestinal se révèlent corrélées à des marqueurs de vulnérabilité cardiaque, suggérant que ces patientes présentent un risque accru de lésions cardiaques pendant la chimiothérapie.

 

L’un des auteurs principaux, le Dr Athos Antoniades, responsable de la recherche et du développement chez Stremble Ventures LTD, qui dirige les analyses multiomiques pour ce projet de recherche, rappelle l’objectif : « Pour permettre aux survivants du cancer de vivre en meilleure santé, nous devons trouver de nouveaux moyens de les protéger des effets secondaires à long terme de la chimiothérapie. Cette étude est l'une des premières à préciser le rôle du microbiome sur les résultats cardiaques des patients pendant et après la chimiothérapie ».

Une association claire entre certaines bactéries intestinales et des biomarqueurs cardiaques

L'étude est menée, dans le cadre du programme Cardiocare auprès de 98 femmes âgées de plus de 60 ans, atteintes d'un cancer du sein, ayant subi des échographies cardiaques ou échocardiogrammes, afin d’évaluer leur fonction cardiaque, ainsi que des analyses sanguines pour détecter des biomarqueurs connus de lésions cardiaques. Le séquençage génétique a permis d'établir le profil de toutes les bactéries intestinales des patientes avant leur traitement contre le cancer. Ces analyses révèlent que :

 

  • des bactéries spécifiques, appelées Bacteroides, sont prévalentes chez les patientes présentant également des biomarqueurs de santé cardiaque, notamment LVGLS, NTproBNP et Troponine I, indiquant une plus grande vulnérabilité aux lésions cardiaques lors du traitement anticancéreux ; les Bacteroidaceae constituent une famille de bactéries intestinales très courante, elles peuvent être bénéfiques pour la santé, mais aussi nocives lorsque leurs populations sont dérégulées. Elles peuvent provoquer des infections dans d'autres parties du corps et favoriser l'inflammation.
  • ainsi, le profil bactérien intestinal de ces patientes, porteuses de ces Bacteroides apparaît similaire à celui des patients souffrant d'insuffisance cardiaque.

 

Depuis ces premiers résultats, le projet de recherche a été étendu aux 600 patientes déjà incluses dans l'essai clinique Cardiocare.

 

Dans l’attente de résultats plus complets, cette première analyse suggère la piste de probiotiques sur mesure pour protéger les femmes des effets secondaires cardiaques de la chimiothérapie.

Plus sur le Blog Cancer
Plus sur le Blog Microbiote

Autres actualités sur le même thème

ABONNEMENT PREMIUM

Accédez sans limite à plus de 15 000 actualités