Vous recherchez une actualité
Actualités

CHIRURGIE BARIATRIQUE : Quid entre 2 grossesses ?

Actualité publiée il y a 10 mois 2 semaines 10 heures
BJOG
Une chirurgie bariatrique entre une première et une deuxième grossesse est associée à un risque plus faible d'hypertension et de naissance prématurée, et réduit le risque de complications lors de la deuxième grossesse.

Les indications de la chirurgie bariatrique s’élargissent avec les études documentant ses bénéfices. Les études plus récentes suggèrent ainsi que cette chirurgie de l’obésité peut également être indiquée chez les adolescents souffrant d’obésité morbide. Cette nouvelle étude confirme aujourd'hui son intérêt et son innocuité entre deux grossesses. Si la situation peut sembler surprenante, il convient de rappeler les risques élevés pour la mère en cas de grossesse et d’obésité sévère et le risque de complications pour l’enfant. Cette recherche, présentée dans BJOG: An International Journal of Obstetrics and Gynaecology, suggère un rapport bénéfice-risque généralement positif chez les femmes atteintes d'obésité morbide en âge de concevoir, même après une première grossesse  : une telle intervention chirurgicale entre deux  grossesses reste associée à un risque plus faible d'hypertension et de naissance prématurée, et permet de réduire le risque de complications lors des grossesses suivantes.

CORONAVIRUS

TENA soutient les aidants
familiaux et leurs proches

Nous soutenons les aidants familiaux et leurs proches pendant cette période difficile. Cliquez ici pour retrouver nos conseils et astuces simples sur l'hygiène.

 

Ainsi, en Australie, lieu de l’étude, le nombre de chirurgies de perte de poids chez les femmes âgées de 15 à 44 ans a été multiplié par 13, en moins de 10 ans.

le risque de résultats défavorables de la grossesse chez les femmes ayant subi une chirurgie de perte de poids est significativement réduit.

Les raisons peuvent sembler évidentes, à première vue :

  • l'obésité est un facteur de risque majeur de maladies cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux, d'arthrose et de certains cancers. Par ailleurs, l’obésité chez les femmes en âge de procréer est associée à une hypofertilité, au risque récurrent de fausse couche, au diabète gestationnel, et, pour l’enfant à naître, à un retard de croissance fœtale, ainsi qu’au risque de maladie cardiovasculaire et de diabète plus tard dans la vie. Enfin, l'obésité maternelle est un facteur de césarienne programmée et en urgence et les nourrissons nés de mères obèses présentent un risque accru de morbidité néonatale et d'obésité infantile.
  • la chirurgie bariatrique est aujourd’hui documentée comme un traitement efficace et durable de l'obésité et de ses comorbidités.
  • Enfin, aucune étude jusqu’à celle-ci n’avait examiné les différences des résultats périnatals chez les femmes ayant subi une intervention bariatrique entre la première et la deuxième grossesse.

Les chercheurs ont évalué les tendances en matière de chirurgie bariatrique chez les femmes en âge de concevoir, précisé l'issue de la grossesse après une chirurgie bariatrique et comparé les résultats des femmes opérées entre leur première et deuxième grossesse avec ceux de femmes, atteintes d'obésité mais n'ayant pas opté pour une chirurgie bariatrique.

 

Les risques liés à l’obésité durant la grossesse apparaissent significativement réduits avec la chirurgie bariatrique : L’équipe a analysé les données de 1.606.737 femmes âgées de 15 à 45 ans ayant des antécédents hospitaliers et ayant donné naissance de 2002 à 2014. Les chercheurs ont comparé les résultats de grossesse et de naissance entre la première et la deuxième grossesse, chez les groupes de participantes avec et sans chirurgie bariatrique. L’analyse montre que :

  • Le nombre de chirurgies bariatriques primaires est multiplié par 13 entre 2002 et 2014 ;
  • vs la population féminine en âge de procréer, les femmes qui choisissent de subir une intervention bariatrique présentent des taux plus élevés d'hypertension, de diabète et de prématurité ;

chez les femmes ayant subi cette chirurgie entre la première et la deuxième grossesse,

  • les taux de prématurité sont réduits de 63% ;
  • le risque de trop grande taille du nourrisson pour l'âge gestationnel est réduit de 37% ;
  • le risque d'admission du nourrisson en soins intensifs néonatals (USIN) est réduit de 36%.
  • Les taux de retard de croissance (enfant) et de diabète gestationnel (mère) après intervention chirurgicale sont respectivement réduits également de 8,3 et 11,4%

 

Ainsi, la chirurgie bariatrique entre la première et la deuxième grossesse est associée à une réduction des résultats défavorables de la grossesse liés à l'obésité maternelle. La chirurgie bariatrique pratiquée pour le traitement de l'obésité, conformément aux critères cliniques actuels, reste associée à une amélioration des résultats de la grossesse, y compris lorsqu'elle est pratiquée entre 2 grossesses. 

 

Autres actualités sur le même thème