Découvrez nos réseaux sociaux
Actualités

COCAÏNE : Pourquoi les femmes y sont plus sensibles

Actualité publiée il y a 4 semaines 8 heures 49 min
Pharmacology Biochemistry and Behavior
A certains moments de leur cycle, les femmes sont plus sensibles aux effets aigus et gratifiants de la cocaïne (Visuel Adobe Stock 204414539)

A certains moments de leur cycle, les femmes sont plus sensibles aux effets aigus et gratifiants de la cocaïne, observe cette équipe de l’Université du Texas à Arlington, qui révèle, avec cette étude menée chez l'animal, que la fluctuation des hormones sexuelles a bien un impact sur la réaction des femmes à la substance. L’étude, publiée dans la revue Pharmacology Biochemistry and Behaviour révèle ainsi le rôle de l'hormone sexuelle féminine œstrogène dans le risque de dépendance chez les femmes.

 

L’auteur principal, Linda Perrotti, professeur de psychologie de l'UTA commente la recherche : « Pour la première fois, nous montrons que l'estradiol améliore la récompense apportée par la cocaïne. Notre recherche comble une lacune importante dans les connaissances sur la dépendance aux substances et fournit un lien crucial pour comprendre comment la fluctuation des niveaux d'hormones peut accroître la vulnérabilité des femmes aux effets de la cocaïne ».

 

De précédentes études avaient montré que les femmes sont plus susceptibles que les hommes de développer une dépendance, d’expérimenter la cocaïne à un âge plus jeune, d’en consommer de plus grandes quantités et de souffrir d’overdose.

L'hormone sexuelle estradiol en cause

Cette version synthétique de l'œstrogène naturel apparaît ici responsable de cette vulnérabilité des souris femelles à la dépendance à la cocaïne.

 

L’étude révèle :

 

  • des niveaux de sensibilité plus élevés chez les femelles, et qui fluctuent selon le stade du cycle de reproduction ;
  • les voies moléculaires par lesquelles l’estradiol influence la signalisation intracellulaire induite par la cocaïne et régule la récompense induite par la cocaïne.

 

La recherche apporte ainsi une nouvelle compréhension de la réponse cérébrale des femmes à la cocaïne.

Plus sur le Blog Addictions
Plus sur le Blog Gynéco

Autres actualités sur le même thème