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COGNITION : Les pollens montent-ils au cerveau ?

Actualité publiée il y a 13 heures 30 min 39 sec
Journal of Epidemiology and Community Health
L'exposition au pollen n’est pas seulement liée à la rhinite ou à l’allergie (Visuel Adobe Stock 83150970)

L'exposition au pollen n’est pas seulement liée à la rhinite ou à l’allergie : cette étude d’observation, menée par une équipe d’épidémiologistes de différentes universités finlandaises, révèle une association, aussi, avec de moins bons résultats aux examens de fin de secondaire. Des effets plus marqués pour les matières faisant appel aux mathématiques, notamment la physique et la chimie, qui suggèrent, dans le Journal of Epidemiology & Community Health, un impact possible de cette exposition sur le développement cérébral et la cognition.

 

La rhinite allergique, provoquée par une réaction allergique à des irritants tels que la poussière, les poils d'animaux, les moisissures et le pollen, est connue pour nuire au bien-être et à la santé cardiovasculaire, à la qualité du sommeil, à la concentration et à l'humeur. Ces effets peuvent être amplifiés par la pollution atmosphérique et les conditions météorologiques extrêmes, qui modifient la croissance des plantes, la production de pollen et le potentiel allergène.

 

Cependant, jusqu’à cette étude, on ignorait si

l'exposition au pollen peut également affecter les résultats cognitifs.

 

L’étude analyse les données de 92.280 élèves de fin d'études secondaires dans les zones métropolitaines d'Helsinki et de Turku, entre 2006 et 2020, âgés alors en moyenne de 19 ans. Les concentrations polliniques régionales ont été suivies tout au long de la période des examens de fin d’études secondaires. Au total, 156.059 notes d'examen ont été incluses dans l'analyse, qui révèle :

 

  • une baisse notable des résultats les jours de faible et de forte concentration de pollen (courbe en U), vs jours sans pollen dans l'air ;
  • une augmentation environnementale de pollen est associée à une baisse de la note moyenne ; en particulier en mathématiques, une discipline qui exige un niveau de précision et de concentration plus élevé, suggèrent les chercheurs ;
  • cette baisse des résultats est encore plus marquée après prise en compte de la température, de la pollution atmosphérique et des précipitations pendant les heures d'examen ;
  • les mêmes tendances sont observées chez les étudiants des 2 sexes.

 

Il s'agit d'une étude observationnelle qui ne démontre pas la relation de cause (pollen) à effet (résultats). L’association pourrait s’expliquer par le simple inconfort lié à des niveaux de pollen élevés, et probablement, en grande partie par les symptômes induits par le pollen chez les élèves allergiques…

 

Cependant, les chercheurs suggèrent qu’il serait opportun de prendre en compte les conditions météorologiques pour fixer les seuils de notation aux examens. Si cet objectif semble quelque peu « idéaliste », il reste nécessaire de trouver des solutions pour réduire l’exposition au pollen, à la pollution, et à leurs effets nocifs.

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