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COMMOTION cérébrale: Même légère, avec un ballon de foot, elle choque la cognition

Actualité publiée il y a 2 années 10 mois 4 semaines
EbioMedicine

Accidents, chutes et blessures sportives - dont une tête mal placée sur un ballon de foot- sont des causes de traumatisme crânien, relève cette étude présentée dans la revue EbioMedicine qui a impliqué une vingtaine de footballeurs amateurs. Après une série de « têtes », ces participants ont perdu un peu de leur performance cognitive. Bien heureusement cet effet n’est que passager…

Le traumatisme crânien -dont la contusion cérébrale même légère- peut avoir des conséquences très sévères. Le nombre de commotions cérébrales nécessitant l'hospitalisation est estimé chaque année à près d'1 million pour l'Europe et 1,7 millions aux Etats-Unis –où des sports violents sont plus largement pratiqués-. Enfin les lésions cérébrales traumatiques sont associées à un risque de décès prématuré multiplié par 3. Une étude récente, présentée dans le JAMA Psychiatry a montré que des lésions cérébrales mineures ont un impact significatif sur la mortalité précoce et que les victimes de commotion, même légère, sont plus à risque de suicide et de blessures mortelles.


Il s'agit ici d'une petite étude expérimentale menée par les chercheurs des Universités de Stirling, de Glasgow et de Northumbria avec 19 footballeurs amateurs, invités à enchaîner 20 têtes avec le ballon. Ces 19 amateurs dont 5 femmes âgées en moyenne de 22 ans ont reçu sur la tête un ballon de football à 39 km/heure à partir d'un dispositif placé à une distance de 6 mètres. Les participants ont passé des tests de mémoire et de performance cognitive juste avant et après ces 20 têtes. Ils ont également subi un examen par stimulation magnétique transcrânienne (TMS) appliquée au cuir chevelu, afin d'évaluer les signes d'une commotion cérébrale et la communication des voies nerveuses du cerveau avec les muscles du corps. L'expérience montre qu'immédiatement après :

· le temps de communication cerveau-muscles est augmenté d'environ cinq millisecondes,

· les résultats des participants sont légèrement moins bons au test de mémoire.

· Ces effets ne sont pas durables au-delà de 24 heures.

Tout choc à la tête n'est pas anodin : Si aucun de ces joueurs n'a effectivement souffert de commotion cérébrale et si l'échantillon reste très limité, l'expérience montre tout de même que tout choc à la tête n'est pas anodin et est associé à des différences cognitives significatives même si passagères. Cependant, il n'est pas question ici de remettre en cause la pratique du football, dont les bénéfices pour la santé physique l'emportent largement sur les risques associés, comme dans toute pratique sportive.

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