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COVID-19 : Il prive le placenta de sa réponse immunitaire

Actualité publiée il y a 1 semaine 4 jours 1 heure
American Journal of Obstetrics and Gynecology
Le COVID-19 « zappe » la réponse immunitaire du placenta » (Visuel 333803034)

Le COVID-19 « zappe la réponse immunitaire du placenta », écrivent ces scientifiques de l'Université de Washington. En d’autres termes, ces travaux, présentés dans l’ American Journal of Obstetrics and Gynecology, révèlent que chez les femmes qui contractent le COVID-19 pendant leur grossesse, l’infection, même en cas de forme légère,  endommage la réponse immunitaire du placenta à d'autres infections.

 

« Il s'agit de la plus grande étude menée à ce jour sur les placentas de femmes qui ont développé un COVID-19 pendant leur grossesse », précise l’auteur principal, le Dr Kristina Adams Waldorf, professeur d'obstétrique et de gynécologie à l'Université de Washington. « Nous avons été surpris de constater que les femmes qui avaient le COVID-19 pendant leur grossesse avaient des placentas avec une réponse immunitaire altérée à toute nouvelle infection ».

La réponse du placenta est altérée à toute nouvelle infection 

« Mais ce n’est que la pointe de l'iceberg » dans la façon dont le COVID-19 peut affecter le développement fœtal ou placentaire, soulignent ici les chercheurs : contrairement à de précédentes études, ayant assuré que le COVID ou le vaccin COVID n’affectent pas le placenta, le placenta est bien vulnérable au COVID-19, et l'infection modifie son fonctionnement du placenta, ce qui a un impact sur le développement du fœtus. Par ailleurs, il y a eu peu d’études sur la façon dont COVID-19 peut affecter le développement du fœtus ou du petit enfant, car ce type d’études est très complexe à mener.

 

Mieux surveiller les bébés nés de mères infectées par le COVID-19 : de précédentes études menées par la même équipe ont montré que les femmes qui contractent le COVID-19 durant leur grossesse ont un taux de mortalité significativement plus élevé, sont plus susceptibles d’être hospitalisées en raison de complications et de connaître une naissance prématurée. Cependant, on connait toujours mal les effets des différentes variantes de COVID-19 sur la santé de la mère ou du fœtus.

 

L’étude est menée auprès de 164 femmes enceintes, dont 24 en bonne santé non infectées (groupe témoin) et de 140 patientes ayant contracté le COVID-19. Les deux groupes ont accouché à peu près au même terme, soit 37 à 38 semaines. L’analyse révèle :

 

  • qu’environ 75% des patientes atteints de COVID-19 étaient soit asymptomatiques, soit présentaient des symptômes légers ;
  • une incidence des naissances prématurées 3 fois plus élevée chez les participantes ayant eu le COVID ;
  • l’analyse des placentas, effectuée avec l'approbation des patientes, révèle que quel que soit le degré de sévérité de la maladie, le placenta présente des anomalies : « il semble qu'après avoir contracté le COVID-19 pendant la grossesse, le placenta est épuisé par l'infection et ne peut pas récupérer sa fonction immunitaire ».

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