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COVID : Le surpoids réduit l’immunité naturelle, pas vaccinale

Actualité publiée il y a 7 mois 1 semaine 3 jours
Clinical & Translational Immunology
De nombreuses études ont documenté l' association entre le surpoids et des formes plus sévères de COVID-19, en cas d’infection (Visuel Adobe Stock 418491907)

De nombreuses études ont documenté l' association entre le surpoids et des formes plus sévères de COVID-19, en cas d’infection. Cette recherche de l’Université du Queensland (Australie) montre que le surpoids entrave la réponse immunitaire du corps au SRAS-CoV-2 mais pas à la protection offerte par la vaccination. Des données, publiées dans la revue Clinical & Translational Immunology, qui engagent à l’évidence, les personnes plus vulnérables en surpoids à faire leur rappel de vaccination.

 

L’auteur principal, Marcus Tong, chercheur en chimie et en biologie moléculaire, travaille sur la manière dont le COVID-19 affecte les personnes en surpoids. Son équipe de recherche avait déjà confirmé que le surpoids – et pas seulement l’obésité – augmente la sévérité de l’infection à SRAS-CoV-2, cette nouvelle recherche révèle que le surpoids altère la réponse anticorps.

Surpoids et réponse altérée à l'infection, pas à la vaccination

L’étude analyse des échantillons de sang collectés auprès de personnes s’étant rétablies du COVID-19 et qui n’avaient pas été réinfectées au cours de la période d’étude, soit un an après l’infection. L’analyse montre que :

 

  • 3 mois après l’infection, un IMC élevé est associé à une réduction des niveaux d'anticorps ;
  • 13 mois après l’infection, un IMC élevé est associé à la fois à une activité réduite des anticorps et à un taux réduit de cellules B mémoire, des cellules qui aident à produire ces anticorps anti-Covid ;
  • en revanche, un IMC élevé n’a aucun effet sur la réponse anticorps à la vaccination et cela jusqu’à 6 mois après l’administration de la 2è dose.

 

Les conclusions sont claires, l'infection étant associée à un risque accru de forme sévère et à une réponse immunitaire altérée chez les personnes en surpoids, ce groupe présente un risque accru de réinfection. Les auteurs appellent donc à des recommandations plus personnalisées pour les personnes en surpoids, et en fonction de leurs autres éventuels facteurs de vulnérabilité.


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