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CRISE CLIMATIQUE : Elle ne doit pas « passer » après la pandémie

Actualité publiée il y a 2 semaines 4 jours 13 heures
The Lancet
« Les mesures d'urgence contre la crise climatique ne peuvent pas attendre la fin de la pandémie » (Visuel Adobe Stock 352658580)

« Les mesures d'urgence contre la crise climatique ne peuvent pas attendre la fin de la pandémie », alerte un éditorial publié dans le Lancet et dans plus de 220 autres revues scientifiques de renom. C’est une première, motivée par l’urgence de la situation : les revues médicales, les professionnels de santé et les soignants du monde entier adressent un appel aux dirigeants : transformer radicalement nos sociétés pour réduire au maximum le changement climatique, restaurer la biodiversité et protéger la santé publique.

 

Cet appel est publié en amont de l'Assemblée générale des Nations Unies, l'une des dernières réunions internationales ayant lieu avant la conférence sur le climat (COP26) à Glasgow, au Royaume-Uni, en novembre prochain. L’objectif est d’exhorter les gouvernements de tous les pays à mettre en œuvre des plans climatiques qui permettent de réaliser les objectifs de l'Accord de Paris. Avec un objectif phare, maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5 ° C et restaurer la biodiversité.

Avec un objectif phare, maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5 ° C et restaurer la biodiversité.

Les experts rappellent les multiples mises en garde des chercheurs, des médecins et des professionnels de santé, à travers notamment les revues spécialisées, contre les conséquences dramatiques des changements climatiques et de la réduction de la biodiversité sur la santé : la mortalité liée à la chaleur, les impacts sanitaires des événements météorologiques destructeurs et la dégradation généralisée des écosystèmes essentiels à la santé humaine sont notamment évoqués.

Avec des impacts disproportionnés sur les groupes de population les plus vulnérables, notamment les enfants et les personnes âgées, les minorités ethniques, les communautés les plus pauvres et les personnes souffrant de comorbidités.

 

Réaliser les objectifs : si les objectifs récents de réduction des émissions et de préservation de la biodiversité ne sont pas suffisants, ils doivent encore être encadrés par des plans à court et à long terme. Au-delà, c’est une véritable transformation de nos sociétés et de nos modes de vie qui apparaît nécessaire. Des transformations qui nécessitent des investissements dans de nouveaux systèmes de transport, de nouvelles conceptions des villes, de nouveaux process de production et de distribution alimentaires, de nouveaux systèmes financiers…Des investissements et des mesures qui pourraient également réduire les inégalités creusées un peu plus par la pandémie de COVID-19.

«La pandémie de COVID-19 prendra fin, mais il n'y a pas de vaccin contre la crise climatique »,

écrit le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui cite le rapport du GIEC : « chaque fraction de degré en plus met en danger notre santé et notre avenir. Chaque action entreprise pour limiter les émissions et le réchauffement nous rapproche d'un avenir plus sain et plus sûr ».

 

Mobiliser les pays riches : cet effort mondial ne peut aboutir qu’avec une forte mobilisation des pays à revenus élevés, visant non seulement à soutenir le reste du monde mais aussi à commencer par réduire leur propre consommation.

 

Tout réchauffement rend notre planète plus dangereuse, et le récent rapport du GIEC montre que tant que le monde n'aura pas atteint l’objectif zéro gaz à effet de serre, la planète continuera de se réchauffer. Les conséquences de la crise environnementale retombent de manière disproportionnée sur les pays et les communautés qui ont le moins contribué au problème.

Le statu quo serait un désastre pour la planète.

 

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