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DIABÈTE : Les avantages cardiaques et rénaux des nouveaux traitements

Actualité publiée il y a 2 semaines 18 heures 45 min
Circulation
2 nouveaux groupes de médicaments prescrits principalement pour le traitement du diabète de type 2 (les inhibiteurs du SGLT2 et les analogues du GLP-1) pourraient réduire considérablement les risques associés à l'insuffisance rénale chronique (IRC) et aux maladies cardiaques (Visuel Adobe Stock 277500131)

Cette déclaration scientifique de l'American Heart Association, publiée dans la revue Circulation, révèle que 2 nouveaux groupes de médicaments prescrits principalement pour le traitement du diabète de type 2 (les inhibiteurs du SGLT2 et les analogues du GLP-1) pourraient réduire considérablement les risques associés à l'insuffisance rénale chronique (IRC) et aux maladies cardiaques. C’est ce que conclut ce groupe d'experts de premier plan dans le diabète, l'insuffisance cardiaque, les maladies rénales et les maladies cardiométaboliques, sur la base de la méta-analyse des essais cliniques publiés jusqu'en mars 2020. Les chercheurs estiment que ces médicaments devraient être envisagés pour les personnes atteintes de maladie rénale et de diabète afin de leur apporter une protection supplémentaire contre la maladie cardiaque et les complications rénales.

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L'insuffisance rénale chronique (IRC) est une complication courante à long terme du diabète de type 2 et représente un problème de santé publique majeur. Le diabète est l’une des 2 principales causes d'insuffisance rénale chronique avec l'hypertension. La plupart des patients atteints d'insuffisance rénale terminale souffrent de diabète de type 2, et les personnes atteintes de diabète de type 2 présentent un risque accru d'hypertension artérielle, de maladie cardiovasculaire (MCV), y compris de crise cardiaque et d'insuffisance cardiaque, et d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Bien qu'il existe des protocoles de soins établis, le fardeau des maladies rénales et cardiovasculaires chez la population diabétique entraîne, au-delà d’une qualité de vie très dégradée pour les patients, des niveaux disproportionnés de décès, de maladies et de soins de santé évitables.

Réduire le risque de maladie rénale chronique, d'événements cardiovasculaires et de décès chez les patients diabétiques

L’équipe examine ainsi les données de multiples essais contrôlés randomisés internationaux de grande envergure portant sur 2 classes de médicaments de contrôle de la glycémie : les inhibiteurs du co-transporteur 2 de glucose sodique (SGLT2) et les analogues du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) chez les patients atteints de diabète de type 2, de maladie rénale chronique ainsi que chez des participants à risque ou avec maladie cardiovasculaire pré-existante. L’analyse montre que les inhibiteurs du SGLT2 et les analogues du GLP-1 peuvent :

  • réduire de manière sûre et significative le risque d'événements cardiovasculaires et de décès,
  • réduire l'hospitalisation,
  • ralentir la progression de la maladie rénale chronique à terminale, y compris le risque de dialyse, de transplantation rénale ou de décès.

 

En faveur d’une approche coordonnée entre médecins de soins primaires et spécialistes du diabète, de la cardiologie et des maladies rénales : une telle approche pourrait favoriser un traitement avec un médicament de l’une de ces deux classes et une survie prolongée des personnes diabétiques, sans progression de la maladie cardiaque et rénale, explique l’auteur principal, le Dr Janani Rangaswami, du département de médecine du Einstein Medical Center (Philadelphie).

Cette déclaration scientifique apporte ainsi des conseils pratiques et détaillés aux professionnels de santé pour reconnaître et traiter les patients susceptibles de bénéficier d’un inhibiteur du SGLT2 ou d’un analogue du GLP-1.

 

Parmi ces conseils :

  • l’évaluation précoce et régulière des risques de maladies rénales et cardiaques chez le patient diabétique, qui peut aider à identifier les patients susceptibles de bénéficier des effets protecteurs et préventifs de ces médicaments ;
  • une option thérapeutique personnalisée ;
  • la surveillance et le contrôle de l'hypertension artérielle ;
  • la détection du risque d'hypoglycémie (faible taux de sucre dans le sang) et l’information des patients sur les signes ;
  • la prise en compte du risque iatrogénique lié à la polymédication ;
  • l’information des patients sur les risques et les symptômes de l'acidocétose diabétique (ACD) « euglycémique » avec les inhibiteurs du SGLT2 ainsi que de l’ACD « classiques » (lorsque la glycémie est très élevée et que des cétones s'accumulent dans le corps) ;
  • une surveillance régulière des pieds afin de prévenir les ulcères du pied ou les ampoules qui peuvent rapidement s'infecter et entraîner une amputation.
  • L’identification de 2 sous-groupes de patients supplémentaires susceptibles de bénéficier des inhibiteurs du SGLT2 et des analogues du GLP-1 :
  • les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque avec fraction d'éjection réduite avec ou sans diabète de type 2 ;
  • les personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique qui n'ont pas de diabète de type 2.

 

Des études récentes, citées par les auteurs, montrent que ces nouveaux médicaments ne sont pas largement prescrits, en particulier chez les patients présentant des risques plus élevés de maladie cardiovasculaire et de maladie rénale chronique. Une approche plus pluridisciplinaire incluant des spécialistes du rein et du cœur pourrait aider davantage de patients à bénéficier du traitement.

 

Un choix éclairé et ciblé de ces thérapies permettrait de « réduire considérablement le fardeau des maladies cardiaques et rénales pour des millions de personnes atteintes de diabète de type 2 ».

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