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DMLA : Le régulateur épigénétique qui pourrait stopper l’angiogenèse

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 3 semaines
Signal Transduction and Targeted Therapy
Une alternative, non pas curative, mais préventive pour éviter cette perte de vision (Visuel Adobe Stock 158933339).

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)  touche près de 200 millions de personnes dans le monde, et sa prévalence augmente avec le vieillissement des populations. Alors que tous les patients ne répondent pas aux traitements actuels, anti-VEGF, il existe un besoin urgent d’autres options thérapeutiques pour ces troubles néovasculaires oculaires. Cette équipe d’ophtalmologues et de pharmacologues de l'Université de Virginie (UVA Health) propose une alternative, non pas curative, mais préventive pour éviter la perte de vision.

 

L’auteur principal, le Dr Jayakrishna Ambati, directeur du Center for Advanced Vision Science et professeur d'ophtalmologie à l’UVA et son équipe viennent d’identifier un contributeur inconnu de cette croissance nocive des vaisseaux sanguins dans l'œil et cette découverte pourrait conduire à de nouveaux traitements pour la DMLA et les autres causes pathologiques de la perte de vision.

Prévenir la formation d'enchevêtrements anormaux de vaisseaux sanguins

Les scientifiques savent que la prolifération anormale de vaisseaux dans l'œil est alimentée par des quantités excessives du « facteur de croissance endothélial vasculaire-A», ou VEGF, qui joue donc un rôle clé dans la formation des vaisseaux sanguins. Les traitements anti-VEGF apportent des effets spectaculaires au début mais qui peuvent s'estomper avec le temps.

La découverte pourrait permettre, en ciblant la « machinerie épigénétique » de prévenir la formation de ces enchevêtrements qui entrainent ces affections oculaires dont la DMLA, mais également la rétinopathie diabétique et l’occlusion veineuse rétinienne.

 

L’étude : une protéine clé détermine les niveaux de VEGF. En ciblant ce régulateur épigénétique, chez la souris modèle de trouble néovasculaire oculaire, les chercheurs démontrent que:

 

  • il est possible de bloquer l’action délétère des cellules immunitaires oculaires responsables de la perte de contrôle sur la croissance des vaisseaux sanguins sous la rétine.
  • L’approche présente aussi l’avantage d’éviter la résistance aux médicaments, un effet préoccupant avec les thérapies anti-VEGF utilisées actuellement.
  • Par ailleurs, aucun effet toxique sur la rétine, la partie sensible à la lumière de l'œil où se produit la prolifération des vaisseaux, n’est observé.

 

« Il a déjà été démontré que cette protéine associée à la masse grasse (FTO) est corrélée à l'obésité chez l'Homme. Il apparaît que cette protéine FTO joue également un rôle important dans la régulation de la néovascularisation oculaire par le biais d'un mécanisme épigénétique ».

 

Si d’autres recherches seront nécessaires pour traduire cette découverte en traitement, ces travaux contribuent déjà à expliquer comment les cellules immunitaires oculaires, dont les macrophages, contribuent à la croissance anormale des vaisseaux sanguins sous la rétine.

 

« Il est urgent et impératif d'identifier davantage de candidats ciblables pour développer des thérapies alternatives. Nous espérons que notre étude ouvrira la voie au développement de nouveaux traitements permettant de réduire le fardeau des maladies néovasculaires ».

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